En tant que formateur et psychologue FSP, je me dois d'intervenir suite à votre émission sur les "héros" de ce jeudi 25 février.
A aucun moment, il n'a été relevé dans votre reportage que les réactions en situation d'événements traumatiques pouvaient être les conséquences d'état de stress dans lequel les personnes ne sont pas "aux commandes". En d'autres termes, les personnes ne peuvent en aucun cas décider du types de réactions quelles vont avoir, qu'elles soient considérées comme adaptées ou non. En effet, dans la plupart des situations que vous avez décrites, l'urgence fait que la personne n'utilise pas le cortex, siège de la pensée, mais le cerveau reptilien qui réagit notamment avec des automatismes.
L'amalgame que vous faites entre courage et réactions de stress peut être dommageable. En effet, imaginer les dégâts psychologiques envers les personnes qui ont vécu ce genre de situations et qui se culpabilisent déjà de ne pas avoir réagi "comme il fallait". La culpabilité étant l'une des réactions ordinaires suite à un événement traumatique.
Par ailleurs, vous renforcez des idées préconçues, négativistes, généralisantes et non humanistes sur la société (du type : les gens sont des lâches, jamais quelqu'un ne réagit, etc.) qui ne prennent nullement en considération les connaissances de la psychosociologie. Le report de la responsabilité par exemple et un concept bien connu, une réaction ordinaire et normale de l'humain et non pas une question de lâcheté.
Par ailleurs, le fait que des cours sur le courage se mettent en place m'inquiète fortement. En effet, il s'agit à nouveau de donner l'illusion du contrôle, autre thème très à l'époque qui lui aussi est souvent source de culpabilité et non de responsabilité. De plus, qu'une psychologue puisse tenir ce discours populaire en relevant sa surprise du manque de réactions des passants me fait réagir également fortement, puisqu'elle transmet également à mon sens un message de culpabilité. Pour une professionnelle, je ne trouve pas cela très crédible, d'autant plus de générer des situations non réelles auprès de personnes non averties, qui elles, réagissent réellement avec leurs tripes.
J'apprécie énormément vos émissions, c'est aussi pour cette raison que j'ai décidé de vous contacter.
A aucun moment, il n'a été relevé dans votre reportage que les réactions en situation d'événements traumatiques pouvaient être les conséquences d'état de stress dans lequel les personnes ne sont pas "aux commandes". En d'autres termes, les personnes ne peuvent en aucun cas décider du types de réactions quelles vont avoir, qu'elles soient considérées comme adaptées ou non. En effet, dans la plupart des situations que vous avez décrites, l'urgence fait que la personne n'utilise pas le cortex, siège de la pensée, mais le cerveau reptilien qui réagit notamment avec des automatismes.
L'amalgame que vous faites entre courage et réactions de stress peut être dommageable. En effet, imaginer les dégâts psychologiques envers les personnes qui ont vécu ce genre de situations et qui se culpabilisent déjà de ne pas avoir réagi "comme il fallait". La culpabilité étant l'une des réactions ordinaires suite à un événement traumatique.
Par ailleurs, vous renforcez des idées préconçues, négativistes, généralisantes et non humanistes sur la société (du type : les gens sont des lâches, jamais quelqu'un ne réagit, etc.) qui ne prennent nullement en considération les connaissances de la psychosociologie. Le report de la responsabilité par exemple et un concept bien connu, une réaction ordinaire et normale de l'humain et non pas une question de lâcheté.
Par ailleurs, le fait que des cours sur le courage se mettent en place m'inquiète fortement. En effet, il s'agit à nouveau de donner l'illusion du contrôle, autre thème très à l'époque qui lui aussi est souvent source de culpabilité et non de responsabilité. De plus, qu'une psychologue puisse tenir ce discours populaire en relevant sa surprise du manque de réactions des passants me fait réagir également fortement, puisqu'elle transmet également à mon sens un message de culpabilité. Pour une professionnelle, je ne trouve pas cela très crédible, d'autant plus de générer des situations non réelles auprès de personnes non averties, qui elles, réagissent réellement avec leurs tripes.
J'apprécie énormément vos émissions, c'est aussi pour cette raison que j'ai décidé de vous contacter.