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Vive réaction d'un étudiant infirmier

Le 4 février 2010 à 22:07 Répondre
Voilà, je suis étudiant infirmier et il y a plusieurs chose dans se document qui m'ont intiment choqué.

1. Vous êtes surement au courant de l'influence que joue l'environnement dans le contexte thérapeutique et la manière dont il influence l'état mentale des patients. Cet hôpital est GLAUQUE. Aucunes photos, décoration, couleurs, fleurs, couloirs interminables ! Exemple typique, la salle de ping-pong qui à été montré, elle ressemble a un bunker nazi. Donné moi une corde et laissé moi là-bas seul je peux vous assurer que même n'ayant pas de trouble de l'humeur je me pends.

2. L'attitude de l'infirmière dont je ne me rappelle plus le nom. [  • ]. Elle n'a même pas frappé à la porte avant d'apporter la médication à la patiente. Le ton de sa voix est déplacé, non rassurant, presque agressif, froid. Elle se tient à distance du patient comme si il avait la peste, aucun geste d'attention ! Au secoure !!

3. Pourquoi grand dieu elle se promène avec un chariot plein de médicament dans tous les couloirs de l'hôpital pour distribuer la médication ? Sans parler des risques que cela implique, ou est la MOBILISATION dans tout sa ?! Un patient qui reste au lit toute la journée n'ira jamais mieux... et oui...

4. Pourquoi cette hôpital n'a pas de salle d'entretient pour voir les patients en entretient médicaux, infirmier, famille etc. ?! Le patient assit (avec en prime le monsieur qui lui demande de reculer) avec 10 personnes qui reste debout devant lui. Notion de SOUTIENT, VALIDATION ? Recherche d'une alliance soignant soigné pour établir un plan thérapeutique en collaboration ? Vraiment un sal effet de « Je suis le médecin tout puissant en blouse balance accompagné de mes sbires infirmiers, on décide de votre condition ».
5. Pourquoi y a-t-il un sas entre la chambre de contention et l'hôpital ? Pour que le patient se sente encore plus en prison et isolé ? Comme si une porte fermé à clé n'était déjà pas assez contenant et difficile à supporter...
6. Et enfin pour arrêter le massacre, des gens qui sont resté plus de 10 jours en contention ?! Sérieusement ?! N'y a t'il pas ici quelque chose à remettre en question ?
Désolé pour l'orthographe ce n'est pas mon fort, libre à vous de me contre dire, et d'exprimer vos opinions.

Si quelqu'un souhaite me contacter faselval@hotmail.com
23 réponses
Le 4 février 2010 à 22:11 Répondre
J'ai également trouvé qu'il manquait de couleur, de décorations... Quelque chose qui donne envie de sourire et de s'en sortir.
Le 4 février 2010 à 22:17 Répondre
Bonsoir à vous étudiant.

Vos remarques se font miennes et sont pertinentes. Je suis hôspitalisée depuis 5 mois en hôpital psy de jour et le personnel infirmier est plus aimable, les locaux plus chaleureux, conviviales. Je me suis dit que pour un patient fragile se retrouver assis au bord de son lit et subir la "visite" de 8-10 personnes doit être effrayant. Rien de tel dans mon hôpital psy. fort heureusement, si non... je me serait barrée.
A vous, je voudrais dire que le métier de soignant est presque une vocation. Bonne route sur le chemin de l'empathie.
Le 4 février 2010 à 22:17 Répondre
On vous AIME!!!!!!!!!!!
Merci beaucoup de votre réaction qui nous a énormémement touchées.
Ce sont des gens comme vous qui font que nous sommes encore en vie, et qui nous donne l'espoir que la psyciatrie va peut-être avancer.
Des borderline jugées comme étant les "plus graves de Genève"
Le 4 février 2010 à 22:18 Répondre
Il m'est arrivé d'être hospitalisé dans un hôpital "normal".
Quand un médecin vous rend visite, ça va mais quand ils sont plusieurs...
A bon entendeur...
Impressionnante émission, merci la TSR.
Le 4 février 2010 à 22:19 Répondre
Pour la déco, un hopital psychiatrique n'est pas un club med ou un hotel 4 • .

Beaucoup d'objets décoratifs usuels peuvent devenir des "armes" un cadre photo en plexi peut trancher, etc...

Quand au ping pong, cette salle est à ce que j'ai compris à usage thérapeutique, pour évaluer les patients sur une courte durée, 5/10min, et il faut savoir en tant qu'élève infirmier que les personnes psychotiques sont hypersensibles, aux sons, images et couleurs, donc il est impensable de vernir les murs d'une chambre d'hopital en vert pomme.

Ce reportage met en exergue les cellules de crises et pas les chambres dites de séjours prolongé.


Le 4 février 2010 à 22:49 Répondre
oui, j'ai aussi trouvé l'attitude de l'infirmière que l'on voit à la fin [  • ] elle est très froide et elle doit être dure avec les malades, tout le contraire de ce qu'il faudrait.
et l'endroit en effet manque de couleurs, de gaieté, comment voulez-vous que les gens aillent mieux, c'est une caserne militaire ma parole.

[  • ] Merci de rester dans le débat, le modérateur
Le 4 février 2010 à 23:18 Répondre
PIOUF!!! MERCI de dire tout ça, je suis passé par là et j'en reste traumatisée, ça fait 4 ans... C'était le bagne à PF, on avait juste 30 minutes de promenade par jour, et bien en toute franchise, j'avais l'impression que c'était la promenade du prisonnier, il ne manquait plus que les chaînes aux poignets et le boulet et on y était!!
Le 4 février 2010 à 23:19 Répondre
@T@ti
nous sommes bien d'accord que ce n'est pas un club med, d'ailleurs à votre réaction que je juge déplacée, on ne peut que supposer que vous n'y avez jamais fait un tour! Parce que si c'était le cas, vous sauriez que les chambres dites " de séjour prolongé" sont...les mêmes! Quant au vert, il n'est pas pomme mais version dégeuli!
Enfin, vous sauriez, si vous aviez un brin d'humanité, que de nombreuses études ont également démontré l'impact positif que pouvaient avoir des couleurs gaies et un environnement chaleureux sur le moral des gens, en tout cas des humains, ce qui n'a pas l'air d'être votre cas. Marsien?
Le 4 février 2010 à 23:56 Répondre
J'ai été grandement interpellé par le sujet de ce topic... je travaille a Perreux, pas dans un des secteurs "d'urgence" mais dans un des secteurs que vous appeler séjours prolonger... Malheureusement je ne peux que donner raisons à ce que dit val... il est vrai que les couloir et les chambres mise à disposition des personnes qui vienne faire un séjours dans les hopitaux laissent vraiment à désirer... mais il ne faut pas oublier que les locaux sont mise à disposition telle quelle... je trouve un peu facile de dire ces éducateurs quelle bande de... ils laissent les résidents croupir dans des locaux dégueulasse.... Je pense et arreter moi si je me trompe que toute personnes qui travail dans le domaine social recherche ce qu'il y a de mieux pour les personnes dont on s'occupe... et je pense que tout les personnes travaillant à perreux ou à pf aimeraient sincèrement offrire des lieux de vie bcp plus décent mais cela ne dépent pas uniquement de nous, il ne faut pas oublier le facteur économique... cela coute très chère de remettre des batiments à neuf... je sais que cela n'est pas une excuse mais je pense qu'il faut remettre la chose dans son contexte. A contrario je me doit de donner aussi raison à tati... chaque chose qui peuvent être déposer contre un mur, une table, un meuble quelconque peuvent servir de projectile à une personne en crise...

Pour en revenir à ce que dit Val concernant l'infirmière je pense qu'un étudiant n'a pas la connaissance du terrain malgré les quelques stages que tu as fait... cela dépend en quelle année tu es, je ne pense pas que tu es la connaissance du terrain nécessaire pour te permettre de juger... je te propose qu'on en reparle quant tu auras quelque année de service... je pense que quand tu es seul ou as deux pour servir un dizaine de personnes nous devons aller au plus pressant... toutefois je respecte la déontologie que tu as et j'espère que tu pourras mettre en pratique toutes les valeurs que tu possède... Luciole je suis désolé que tu es eu à subir de telle pratique... que la majorité des gens ne cautionne pas... à tout cas ceux avec qui je travail
Le 5 février 2010 à 10:04 Répondre
Je suis tout à fait d'accord avec toi Val. J'ai trouvé ce milieu très rude, l'armée de personnes debout dans une chambre face au malade assis, terrible. Quant à l'infirmière, je n'aurais pas voulu avoir affaire à elle. J'ai tout de même essayé de prendre du recul face à mon ressenti. Je me sentais très partagée. Devoir affronter la violence des patients demande une grande force intérieure. Bien sûr que ce travail doit être très dur, et qu'à la fin d'une journée ou d'une nuit, elle est moins patiente, mais si on ne peut pas assumer une telle charge, on change de job. La seule qui m'ait convaincue est cette jeune doctoresse qui a pris la peine de serrer la main de sa patiente et qui dégage une grande douceur. Les propos du médecin m'ont effrayée. En Suisse, en 2010, on a le droit d'interner quelqu'un contre sa volonté. De nouveau me voilà partagée. Un père de famille qui trucide les siens, si on l'avait enfermé avant, n'aurait peut-être pas pu passer à l'acte. Mais une personne dont on veut se débarrasser,... et je pense que ces cas existent encore. De plus, pour avoir vu un proche passer par cette case, je pense que parfois pouvoir être arraché de l'hôpital, comme ce proche le fut, sauve sa vie. En l'occurence, si cette personne de mon entourage y était restée, je pense qu'elle y serait encore. Alors qu'actuellement elle vit sa vie pleinement.
Bien à vous.
Le 5 février 2010 à 10:54 Répondre
D'accord avec vous pour les locaux tristes. Mais personnellement quand je suis hospitalisée, moins il y a de stimuli mieux je me remets.
Ceci dit les visite à 8 dans la chambre m'ont choquée. A Prangins cela n'existe pas et tant mieux.
Le ton des infirmiers aussi m'a choqué, je connaissais cela à Prangins il y a 10 ans, mais à ma dernière hospitalisation en 2007 j'ai pu voir que cela avait changé... en bien. Et même si j'ai fait de l'isolement je me suis sentie respectée, du moins par la majorité des infirmiers.
Quand à la veilleuse qui vient donner la médication à celle qui est dàjà au lit à 21 heure... je l'ai ressentie comme agressive et si j'avais été moi au fond du lit je me serai sentie coupable ... de quoi j'en sais rien mais coupable...
Ce qui m'a choqué dans la salle de ping-pong c'est l'infirmière qui joue en tirant la gueule!
Ce qui m'a choqué c'est de devoir parler des auto-mutilations devant plusieurs personnes... c'est très personnel ces choses là... et je me sentirai violée d'en parler devant tant de monde...
bref..
beau reportage, ... je ne crois pas qu'ils aient enjolivé... moi j'ai pas trouvé ça idilique du tout... Prangins.... je préfère 1000 fois.
Merci jeune infirmier... garde ton courage, ta passion et tes idéaux... ils vont être mis à mal... j'espère que tu ne perdras pas cette foix
Le 5 février 2010 à 11:00 Répondre
Certainement que tout n'est pas parfait et c'est très bien que des gens engagés comme vous aient envie d'améliorer les choses. Mais je vous vois critiquer, ce qui est un premier pas, mais que proposez vous concrètement? Les infirmiers sont tous humains et commettent tous des erreurs,se protègent parfois trop peut être, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais... je pense néanmoins que dans toute instituion psy on peut trouver des gens avec qui parler réellement, qui font tout ce qu'ils peuvent pour être réellement aidants et qui le sont-la preuve, vous.
Le 5 février 2010 à 11:25 Répondre
Je prends note de vos remarques,

Pour souligner les points positifs du documentaire, je trouve qu'il apporte beaucoup du point de vu «la stigmatisation sociale, face à la maladie mentale » c'est la qu'il prend toute sa valeur et est d'une grande importance, car hélas se milieu souffre encore de son image pleine de clichés. Je le constate déjà maintenant lorsque je mentionne dans mon entourage ou je suis en stage et que la première réaction est très souvent « oh lala tu es chez les fous ?!? » Je pense qu'il y a encore vraiment un long chemin à faire pour que se milieu soit mieux connu. Sinon j'ai trouvé très intéressant de donner la parole au patient qui exprime leur avis sur la psychiatrie.

Gabriel, j'ai également trouvé l'attitude du médecin super, cette femme dégage de la douceur et de l'empathie.

Par rapport aux réactions « cela dépend en quelle année tu es, je ne pense pas que tu es la connaissance du terrain nécessaire pour te permettre de juger. Tu étudiant n'a pas la connaissance du terrain malgré les quelques stages que tu as fait » cela est vrai que je manque encore de connaissances, toute fois j'estime qu'il n'y a pas besoin d'une énorme expérience pour constater certaines choses, mais j'avoue que mon avis manque d'objectivité notamment du fait que je ne connais pas cet hôpital en dehors du reportage.

Comme dans presque tous les débats sur la qualité des soins à l'hôpital les thèmes de travail éprouvant, manque d'effectif, manque de moyens ressorte assez rapidement... hélas..

Sinon « Je te propose qu'on en reparle quant tu auras quelque année de service » plus que volontiers :)

« Je pense et arrêter moi si je me trompe que toute personnes qui travail dans le domaine social recherche ce qu'il y a de mieux pour les personnes dont on s'occupe » je l'espère de tout mon cœur !!

Merci pour vos réactions
Le 5 février 2010 à 13:02 Répondre
Merci à vous étudiant infirmier!!!
J'ai été prise en charge en ambulatoire par un hôpital psychiatrique vaudois. Ils m'ont laissée seule tous les jours durant 45 minutes pendant un mois avec comme seule compagnie une perfusion de calmants. Ensuite, ils m'ont fait suivre une thérapie de leur cru: Je devais être nue dans des draps trempés dans l'eau glaçiale pour l'entretien de 1 heure deux fois par semaine.
A ce stade, on ne pense plus qu'on nous considère comme un être humain et on abdique. A la suite de leur "traitement" qui a duré 8 mois, car selon leurs règles, ils ne pouvaient pas s'occuper d'un patient plus longtemps en ambulatoire, ils m'ont lâchée dans la nature dépendante aux médicaments qu'ils m'avaient forcé à prendre en intraveinseuse...
Aujourd'hui, après 13 ans de dépendance aux benzodiazépines et aucun médecin pour ce rendre compte de cette dépendance, j'ai réussi à me sevrer. Cela fait 18 mois que je ne prends plus ces drogues et que je commence à m'en sortir.
Je suggère à la TSR de se pencher sur le problème de la dépendance aux benzodiazépines.
Informations sur le sujet:

http://benzodiazepines.onlc.fr/index.php?page=4

Le 5 février 2010 à 22:55 Répondre
Très "cher étudiant en soins infirmiers",

1. Oui il y a des salles d'entretiens dont certaines sont équipées d'une vitre sans tain pour les thérapie de famille dont Perreux en a fait son principal axe thérapeutique.
2. Les couleurs dans un service de crise recevant plus de patients en décompensation psychotique aiguë ne sont pas indiquées. Désolé pour les personnes souffrant de troubles dépressifs pour lesquelles en effet l'envie d'être dans un environnement coloré est le bienvenu. Ces dernières bénéficient d'un programme thérapeutique spécifique à Préfargier, où comme vous l'aurez remarqué, les couleurs sont de rigueur.
3. Pour la salle de ping-pong, nous attendons votre arrivée prochaine sur le marché du travail, l'Etat de Neuchâtel pourra alors bénéficier de vos redevances fiscales qui permettront de contribuer à l'amélioration de l'état des lieux.
4. Concernant l'infirmière il était 21h passé et on ne frappe pas à une porte derrière laquelle un patient pourrait être en train de dormir. Pour améliorer l'état psychique d'un patient, l'hygiène de vie entre autres le respect des heures de sommeil est indispensable. Donc, pas de stimulation à l'heure du coucher.
5. Certains aspects thérapeutiques "soutien, validation" me semblent incompris par votre "jeune cerveau d'apprenant". C'est comme demander à un patient dans le coma sous respirateur ce qu'il souhaiterait manger à midi.
6. Dans peu de temps, vous serez sur le terrain et serez contraint d'effectuer votre travail de soignant en collaboration avec un médecin. L'effectif de 10 soignants (et non des sbires) est plus dissuasif. Ce que vous n'avez pas vu dans le documentaire est la posture de combat que la patient concerné a adopté. Après négociation l'injection sédative a pu être effectué dans le calme. Pour info il arrive que la police soit sollicitée dans les états d'agitations graves. Il n'y a point de témérité dans ces circonstances. Les soignants, médecins ou infirmiers se font régulièrement agressés avec des lésions motivant des arrêts de travail, ainsi que des répercussions judiciaires pour le patient agresseur (la justice s'en mêle et prend un article pénal ou civil au mieux).
J'ai regardé encore ce passage que vous décrivez, je ne vois pas ce qui vous fait dire que le patient était assis.
7. La double porte sert de protection supplémentaire. Il ne s'agit pas de portes en fer. Elles sont faites pour être brisées. Si la première cède, un renforcement du personnel afin de contenir le patient capable de fracasser une porte est plus que nécessaire avant le franchissement de la deuxième. Vous verrez sur le terrain très bientôt des personnes décompensées et sous toxiques (cocaïne) qui nécessitent des soins aigus durant de longues semaines. Il n'est pas nécessaire de se mettre en danger pour "soutenir, valider et établir une relation thérapeutique". Nous vous attendons bien volontiers pour observer également que 10 jours de chambre de sécurité dans une décompensation psychique sévère est un minimum, quand on sait que certaines fois cela peut aller à 4-5 semaines. Ce n'est drôle pour personne, ni pour le personnel ni pour le patient. Encore moins pour le médecin qui décide de la mesure. Le médecin tout puissant que vous décrivez nous le retrouvons aussi aux soins somatiques où après un accident quelconque ne vous demandera pas votre avis si vous êtes dans le coma, pour vous soigner.
En espérant que vos idéaux de justice soient à la hauteur de vos aspirations, nous vous invitons rapidement à faire partie de l'effectif d'un service de soins intensifs psychiatriques.
Le 5 février 2010 à 23:19 Répondre
@Anonyme ("Jacques")
oui Jacques dans un hopital normal... une arrivée de plusieur médecin n'es tpas très agréable mais c'est ps dramatique à vivre... on ne vient pas osculter votre ame mais votre corps...
dans un hopital psy, c'est tout autement plus paniquant. on est mal dans sa peau et on vous dévisage... on a l impression que tout ce que fera ou dira poura etre retenu contre nous... cette tournure de phrase ressemble à une arrestation américaine... mais ici on a pas d'avocat... oui c'est simplement terrifiant...
Le 6 février 2010 à 15:22 Répondre
@Anonyme ("Stella")
Stella, bravo pour votre sevrage. J'ai vécu un peu la même chose suite à 3 séjours en psychiatrie j'étais dépendante aux benzos pendant 20 ans. Je peux affirmer que j'ai réellement commencé à trouver ma propre force et santé d'esprit lorsque j'ai réussi à les arrêter. Ils pourrissent la vie et sont plus difficiles à arrêter que la cigarette.
A l'étudiant infirmier, je suis d'accord avec vous pour la plupart, mais j'ai vu aussi que les travailleurs dans ce documentaire sont pleins de compassion. Toutefois, ils ont besoin de se mettre à la place du patient. Par exemple être assis sur un lit pendant qu'une foule vous regarde comme une bête de foire...
Le 7 février 2010 à 1:33 Répondre
C'est la visite médicale qui a lieu 1 fois par semaine a préfargier. Oui on a l'impression d'être un animal de foire comme vous le dites "K" mais c'est simplement le rapport du médecin qui vous traite au médecin chef du service et parfois même au directeur de l'hopital...

Et moi je peux vous dire que même si des fois pendant ces visites on se ramasse des "claques" ça nous permet d'avancer et quand Monsieur Walker venait (maintenant il est plus directeur de Préfargier car ça a tout changer) je peux vous dire que ça bardait et surtout pour le personnel médical! ;)

Oui parfois c'est humilliant de se faire engueuler devant tout le monde parce qu'on a fait une connerie ( j'avais 21ans quand j'y étais et j'ai fait 10mois cela fait 1ans2mois que j'ai retrouvé ma "liberté")... Je suis dite Borderlin, oui j'en ai passé des nuits en isolements, et je ne leurs en veux pas du tout...C'est pour PROTEGER le patient!
Bien sure que ça choque pour les gens qui ne l'ont pas vécu ou pour les gens qui sont encore trop "faché" de leur expérience en psy, mais sacher juste une chose:

ils m'ont tenu en vie tel un respirateur artificiel le temps que je retrouve la force en moi pour m'en sortir

Sans eux je ne serai peut-être plus là pour vous en témoigner...
Après l'hopital je veux pas dire que la vie est toute simple.

après ma sortie de l'hopital j'ai eu la chance de pouvoir aller en hopital de jour (quand le reportage a été filmer je courbais le centre de jour ^^)
mais c'est avec surprise que je découvre aussi le reportage, car ayant trop courber le centre de jour me suis faite mettre a la porte (bon ça m'arrangeait je préfèrais rester en dehors de PF j'en avais marre de voir cette hopital ça faisait 1an1/2 que c'etait mon quotidien)...

Moi je souhaite qu'une chose c'est un grand courage a ceux et celle qui vivent sa ou qui on quelqu'un qui vit sa! Car ayant vécu là-bas 10mois je peux vous dire qu'on perd pas mal de monde alors j'espère que les gens ouvriront leurs coeurs...

ça vous choque se reportage? moi ça me fait mal de savoir que j'ai vécu tout sa et je me bats chaques jours pour plus revivre sa! ça fait bientot 1an que je me suis plus mutilée et j'ai toujours cette peur de replonger car c'est très facile de retomber de l'autre coté...
Bon courage a tous et bonnes continuations a ceux qui sont en études mais sachez une choses quand vous êtes étudiant c'est plus facile pour vous que quand vous êtes diplomé depuis des années... ah oui et un petit coups de gueule au passage pour vous les étudiants arreter de vous la peter (pas pour tous) car c'est pas parce que vous etes étudiants qu'on est de la merde et faut nus regarder de haut...(idem pour les infirmiers)
Le 8 février 2010 à 9:24 Répondre
Oui l'arrivée de la veilleuse de nuit m'a aussi un peu choquée ;mais quand on l'entend discuter après, elle n'a pas l'air si mauvaise que ça !!et peut être qu'elle n'est pas toujours comme ça .... Et je dis chapeau à tous ces médecins et infirmières !!cela ne doit pas être facile tous les jours .. Bon courage à tous !
Le 8 février 2010 à 16:43 Répondre
je peux vous assurer que lorsque vous allez mal vous vous fichez bien de la couleur des couloirs...et pour avoir été en chambre d'isolement la seconde porte n'est pas plus une prison que la 1ère mais une sécurité pour le personnel infirmier vous savez, nous pouvons être hors de tout contrôle...
Le 21 février 2010 à 9:12 Répondre
Cher étudiant, votre colère vous honore. Le reportage proposait quelques scènes dramatiques de la vie en hôpital psychiatrique et comme vous l'avez remarqué ne montrait rien des pratiques réelles: les groupes thérapeutiques, les entretiens individuels et les entretiens de famille. Ils ont montré cette scène où 10 infirmiers viennent, en fait assurer la sécurité de tous et surtout du patient même si cela lui fait peur. Ils ont dit ensuite que le même patient est sorti au bout de 3 semaines. Comment croyez-vous qu'il ait pu sortir? Parce que tout le travail dont ils n'ont pas parlé a été fait.
Moi, j'ai été choquée par la la gentille doctoresse. Comment peut-on parler du suicide en souriant?
Quant à la vétusté des locaux, vous devez savoir que les budgets santé sont de plus en plus minces et que chaque amélioration demandée se heurte à une fin de non-recevoir.
Notre travail est essentiellement relationnel et, de temps en temps, pour aider quelqu'un, il faut lui donner envie de réagir, comme par exemple lui donner l'occasion d'être en colère contre nous plutôt que contre lui même.
Le 1 mars 2010 à 23:01 Répondre
Cher Val. S'il est vrai que les images sont rudes, que les murs sont nus, que les conversations peuvent paraître agressives, il n'en reste pas moins que ce n'est peut-être que ce qui visible et non pas la réalité vécue au quotidien. Peut-être que le personnel est agressif, peut-être que le corps médical se sens tout puissant, mais n'oublions pas que "peut-être" et "laisse penser".
Être infirmier est à mon avis avoir une sensibilité qui pourrait-être la votre, mais avant tout c'est de questionner plus que de juger, car ce qui transparaît dans votre appréciation du reportage pourrait l'être d'un patient s'il vous renvoyait le même type d'émotion (les pédophiles et psychopathes existent pour de vrai). Le questionnement permet selon moi de ne pas s'isoler dans ses propres convictions, de rejoindre l'autre et de connaitre ses raisons (bonnes ou mauvaises selon nous). Vous avez peut-être raison mais vous avez peut-être aussi tort.
Le 25 mars 2011 à 21:59 Répondre
bonsoir, je rencontre un problème dans ma promotion une élève se drogue enfin dit arrêter et être sous méthadone mais son comportement me paraît suspect et j'ai peur qu'un jour elle se fasse du mal ou en fasse à un patient .... J'ai besoin d'aide sur le quoi faire .....MERCI
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