Je juge votre intervention déplacée, elle vient une fois de plus semer la confusion non désirée sur le sujet qui est "Entre deux sexes" et non pas "Entre deux genres"
Je tiens à préciser que ce sujet de Temps Présent a pour but principal de montrer les conséquences sociales de la particularité biologique des personnes inter-sexué(e)s (à écrire en deux mots en Europe) ou aussi dénommées hermaphrodites (peu importe de préciser la classification médicale ancienne : pseudo-hermaphrodite masculin, féminin ou vrai).
C'est pour cette raison que j'ai donné mon témoignage de privilégié(e) qui a échappé(e) au dérapage de bistouri et aux traitements non désirés.
C'est cette particularité anatomique considérée comme une monstruosité qui est à la source de la mutilation approuvée par les équipes d'assignation de sexe qui est aujourd'hui mise en cause.
L'identité de genre n'est pas le sujet primordial abordé mais bien d'abord un problème d'intégrité de la personne, du respect de son patrimoine biologique.
Je désapprouve la récupération de ce thême par les associations LGBTI (ILGA, genres pluriels). Ce sont des faire-valoir pour eux sur la liberté à une identité de genre intersexe (en un seul mot). Elle est l'oeuvre de personnes défendant les intérêts des transsexuels/transgenres, nées dans la "normalité biologique".
Je fais cette réflexion non pas pour les stigmatiser mais bien pour qu'ils se mêlent de leurs affaires car la confusion entre le domaine psycho-social et le domaine biologique a porté atteinte aux intérêts vitaux des hermaphrodites depuis les années 50.
En ce moment les domaines de revendications sont :
- pour les inter-sexué(e) (ou hermaphrodites) qu'on leur laisse leur patrimoine génital et reproductif
- pour les intersex (transgenre, transsexuel(le)s) qu'on leur donne accès à traitements et chirurgie.
L'un privilégie la situation des personnes mineures, l'autre domaine est affaire de choix de vie de personnes majeures.
Il est regrettable que dans le synopsis du reportage le terme utilisé soit "intersexes" en un seul mot tout comme il est regrettable aujourd'hui que les hermaphrodites soit encore majoritairement défendues par des personnes qui ne le sont pas.