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Retour au forum Entre deux sexes

la famille ensemble contre une politique de la "normalité"

Le 31 octobre 2009 à 21:27 Répondre
Bonjour à tous et a toutes
Eh oui même tous et toutes on ne peut choisir, je suis la sœur de Philippe dans le reportage..., j'ai vu "mon frère" je le mets entre guillemets exprès car son état civil et pour l'instant un garçon, j'ai vue ce frère évoluer pendant des années, je voyais une souffrance quelque chose qui tournait pas rond, j'ai essayé de lui parlé jusqu'au jour ou enfin il ou elle s'est confié, ce n'est pas facile pour tous ces enfants qui n'ont eu aucun choix, le choix d'être la personne qu'il aurait dû être, c'est drôle on s'est toujours dit on a pas le bon corps, je suis plutôt bâti comme un garçon et lui comme une fille problème génétique ??? ou pas peu importe, on sait en nous que quelque chose n'est pas « normal » normal que veut dire « normal » a-t-on aujourd'hui le droit d'imposer une politique sur la NORMALITE et non pas sur l'égalité, l'égalité de tous de pourvoir être la personne que l'on est et non pas la personne que les autres veulent qu'on soit ??
Tout en écrivant, une phrase me vient à l'esprit, je pense à Shakespeare TO BE OR NOT TO BE That Is the question??? Aujourd'hui nous devons tous rentrer dans un moule, en France, 3 mots Liberté, Égalité, Fraternité ou est la liberté de choisir ? Ou est l'égalité des sexes et des hommes et femmes, Fraternité ou ça ? De nos jours personne n'est égal a l'autre, personne n'est libre de son corps, Fraternité c'est la politique des 3 singes, tout ceci pour dire un jour quelqu'un à fait un rêve voir un homme de couleur président des USA, moi mon RÊVE c'est de voir un jour que les gens arrêtent de promouvoir la NORMALITE

Ta petite soeur ;o)
4 réponses
Le 1 novembre 2009 à 3:22 Répondre
On en est-on? il serait bon de se remettre en mémoire une certaine Déclaration universelle des droits de l'homme qui hélas trop souvent oubliée ou baffouée...les droits de l'homme quelle belle déclaration tout de même mais est t-elle appliquée?Sommes nous rééllement maître de nos choix, de nos vies, de notre corps?

Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.


Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.


Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.


Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Le 1 novembre 2009 à 20:51 Répondre
Virginie Plaut
06 81 12 76 00
virginieplaut@yahoo.fr

Bonjour
Je me permets de vous contacter parce que je suis journaliste pour la télévision française. Pour l'émission zone interdite, sur M6, je prépare un reportage sur l'intersexualité.
J'ai été très choquée par la façon répugnante dont l'athlète Sud-Africaine Caster Semenya a été traitée cet été. J'ai donc lu le livre de Julien Picquart (ni Homme ni Femme) qui m'a beaucoup touchée. Voilà comment j'ai décidé de réaliser ce reportage: ma conviction est que pour faire changer les choses, les mentalités, les pratiques, les lois... il faut faire connaitre. Et je trouve qu'en France, nous sommes très en retard dans ce domaine.
Etant en contact avec les professeurs Ansermet et Meyrat, ils m'ont orientée vers le reportage dans lequel se confie votre frère. D'après ce que j'ai compris, vous et votre frère habitez à Paris (comme moi), j'aimerais beaucoup vous rencontrer l'un et l'autre (ou au moins vous parler au téléphone), sans aucun engagement de votre part en ce qui concerne mon reportage.
Est ce possible?
Merci beaucoup, bien cordialement
Virginie Plaut
Le 2 novembre 2009 à 1:12 Répondre
Bonjour Virginie, il ne faut pas désespérer !

Les choses avancent en France, lentement et sous la pression des médias, j'en conviens.
Le ministère de la Santé a reçu l'association dont je suis porte-parole et nous sommes actuellement de façon indépendante à l'action au niveau politique en préparation de réunion de travail avec une équipe multidisciplinaire parisienne.

Je ne vous cache pas que vous n'êtes pas le seul média à solliciter des participations mais je crains que ce soit toujours les mêmes personnes qui donnent leur témoignage, au bout d'un moment ça manque de crédibilité.

Il faut que je vous explique qu'autant l'assignation à la naissance est un phénomène barbare à combattre, autant la reconnaissance de l'inter-sexualité à l'âge adulte est largement entravée en France dans les circuits médicaux, laissant des personnes inter-sexuées fragilisées par leur différence au quotidien.

Pour les délaissés ou les rescapés des années du silence (1950-1996), donc ceux âgés de plus de 13 ans... , enfin reconnus dans un article du Monde (Ni lui ni elle... alors qui ? - 8 aout 2009) il n'y a que deux possibilités de diagnostic :
1) être en couple et avoir un désir d'enfant qui échoue, persister et faire donc ensuite des diagnostics de fertilité et découvrir lors d'une PMA une maladie rare liée au sexe ou
2) faire un parcours de transsexuel(le) et se faire jeter quand la preuve d'un syndrome d'inter-sexualité se fait jour lors des résultats des examens médicaux que l'on vous demande (d'ailleurs en fait à vous de vous débrouiller dans ce domaine pour prouver que vous êtes "normal" dans le sens non porteur d'une ADS anomalie du développement sexué°) : les cas d'inter-sexuation sont des cas d'exclusion du protocole du transsexualisme : c'est la Loi en France

Il y a donc malheureusement des précédents de suicide dans les parcours dits "officiels" pour des personnes inter-sexuées rejetées après 2 ans et plus de parcours sans qu'on leur explique que leur prise en charge est légitime et qu'ils/elles soient orientées correctement.

Je vous contacte prochainement après avoir en avoir discuté au sein de l'association mardi.

Philippe (prochainement Myriam), porte-parole association AMIHE (membre inter-LGBT).

° sachant qu'un bon nombre de cas comme les Klinfelter (XXY) ou les Turner (XO) ne sont pas reconnus comme ADS car rarement ambigu génitalement à la naissance.
Le 3 novembre 2009 à 3:33 Répondre
Bonjour,
Je viens de lire votre message, je vous contacterez prochainement...comme le dit Philippe beaucoup de journaliste le sollicite, pour ma part vous êtes la première^^ je pense comme beaucoup, que ce genre de combat demande beaucoup d'explication, que se soit médicale, ou expérience personnelle, et une bonne dose courage, d'ailleurs dans ce genre de combat nous revenons toujours au même point « normalité » « égalité » « le droit implacable de vivre SA VIE telle qu'on l'entend, homo, trans, inter sexe, hermaphrodite..., ce qui me choque le plus pourquoi encore de nos jours ! Faut -il donner une dénomination à tout ce qui ne fait pas parti de ce satané « Moule ».... la nature prend ses droits depuis belle lurette pourquoi des Hommes veulent toujours et à n'importe quel prix imposer une soi-disant vérité qui ne leur appartiennent PAS, chacun sa vie chacun ses choix...nous ne sommes pas dans un pays libre ? Un médecin serait-il mieux !! pour prendre un choix, mieux que la personne concernée ce qu'elle souhaite en son fort intérieur et de quel droit parce qu'il a fait BAC+8 ou 10 ... il y a pas si longtemps l'homosexualité a été retirée du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales en 1985, et a été déclassifiée lors du congrès de 1992 par tous les états signataires de la charte de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Toujours les même combats !! Exister librement, décider librement de sa vie de son corps, de ses choix et oui vive l'application réelle des droits de l'HOMME il serait temps non ?
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