Cette émission m'a bouleversée.
J'ai moi-même été confrontée à ce problème, il y a 52 ans. J'ai subi des interventions tout au long de mon enfance. C'était difficile à vivre, il est vrai, j'étais un secret de famille. Un secret entre mes parents et moi. Je rentrais à l'hôpital insouciante et en ressortait meutries, avec des douleurs.
J'étais aussi un cas intéressant pour les médecins (assistants...). Je me rappelle la petite fille devant un parterre de médecins.... C'était terrifiant.
A la lecture de mon dossier médical, je me rends compte que j'ai totalement auculté ma maladie. Je ne voulais pas en parler
Il y a quelques années, des émotions sont remontées à la surface et la femme adulte a été "consoler", prendre dans ses bras la petite fille qui n'a pas pu parler de tout cela, j'ai beaucoup pleuré. J'en ai parlé à mes parents, j'ai écouté leur souffrance. Cela a été très éprouvant pour eux. A l'époque aucun soutien psychologique ne leur a été donné.
Pour moi, cela a été bénéfique d'être opérée la 1ère fois vers les 4-5 ans. Avec mon parcours, je crois que cela aurait été encore plus difficile de choisir à l'adolescence d'être un homme ou une femme. Comment vivre l'entre-deux, la période avant ce choix.
Il est vrai que pour moi, les médecins ne se sont pas trompés......Ils ont fait le bon choix, je suis une femme bien dans ses basquettes (pas tous les jours... comme tout le monde) et maman de 2 enfants portés dans mon ventre.
J'ai moi-même été confrontée à ce problème, il y a 52 ans. J'ai subi des interventions tout au long de mon enfance. C'était difficile à vivre, il est vrai, j'étais un secret de famille. Un secret entre mes parents et moi. Je rentrais à l'hôpital insouciante et en ressortait meutries, avec des douleurs.
J'étais aussi un cas intéressant pour les médecins (assistants...). Je me rappelle la petite fille devant un parterre de médecins.... C'était terrifiant.
A la lecture de mon dossier médical, je me rends compte que j'ai totalement auculté ma maladie. Je ne voulais pas en parler
Il y a quelques années, des émotions sont remontées à la surface et la femme adulte a été "consoler", prendre dans ses bras la petite fille qui n'a pas pu parler de tout cela, j'ai beaucoup pleuré. J'en ai parlé à mes parents, j'ai écouté leur souffrance. Cela a été très éprouvant pour eux. A l'époque aucun soutien psychologique ne leur a été donné.
Pour moi, cela a été bénéfique d'être opérée la 1ère fois vers les 4-5 ans. Avec mon parcours, je crois que cela aurait été encore plus difficile de choisir à l'adolescence d'être un homme ou une femme. Comment vivre l'entre-deux, la période avant ce choix.
Il est vrai que pour moi, les médecins ne se sont pas trompés......Ils ont fait le bon choix, je suis une femme bien dans ses basquettes (pas tous les jours... comme tout le monde) et maman de 2 enfants portés dans mon ventre.