Je cherche encore quel était l'objectif à atteindre avec cette émission.Il y aurait bien d'autres choses à développer et de plus, ce n'est pas le propre de Sarkosy. Tous nos politiciens, en suisse comme ailleurs n'aiment pas que l'on ne soit pas d'accord avec eux et mettent leur veto à leur aise.Ycompris pour TP qui informe de ce dont ils sont autorisés à publier.
Je ne vais pas répondre à la place des producteurs et réalisateurs. Mais je crois qu'il y a dans la situation française quelque chose de plus large : c'est la tentation des gouvernants, dans les pays les plus démocratiques, à maîtriser l'information, à conserver la haute main sur l'agenda médiatique. Comme je l'ai indiqué dans une autre réponse, Sarkozy ne fait qu'appliquer de manière plus caricaturale des méthodes de "story telling" élaborées à Londres par l'entourage de Tony Blair, et dont on a également trouvé la trace aux Etats-Unis. La Suisse est peut-être un monde à part, préservée par son système fédéral, sa décentralisation à outrance, sa rotation politique. Je ne connais pas assez pour juger. Mais je sais que ce risque de concentration des médias, et de manipulations politiciennes est universel, surtout à un moment où la presse est fragilisée par ses mutations profondes.
"La Suisse est peut-Être un monde à part, préservée par son système fédéral, sa décentralisation à outrance, sa rotation politique."
C'est vrai que jamais une telle dérive autoritaire ne serait possible en CH. Le problème ici, c'est plutôt le carctère tendancieux, l'obsession anti-UDC. Mais ce n'est de loin pas du même ordre de gravité.