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Quelques questions sans prétention...

Le 17 avril 2009 à 1:46 Répondre
Bonsoir, j'ai 20 ans, je suis étudiant, ai terminé mon ER et souhaiterait exposer (sans prétention aucune) un peu mes avis ainsi qu'un certain nombre de questions, particulièrement aux personnes opposées au système de l'arme à la maison. Je n'ai pas de point de vue particulièrement arrêté sur la question mais quelques interrogations.

Premièrement, il me semble nécessaire de fixer le problème. On parle des problèmes de sécurité potentiels liés à la présence d'armes militaires à domicile. Il existe, selon moi, deux types de problèmes :
 • Le crime prémédité, réfléchi
 • L'acte impulsif, le "coup de folie"

Et ces deux problèmes sont bien différents. Le premier est certainement le moins mis en avant, et pour cause: il semble relativement clair que puisque le fusil se trouve maintenant au domicile sans munition, un acte réfléchi demandera un effort relativement conséquent. Dans ce cas, on n'est plus dans le problème du fusil à la maison, mais bien d'un crime prémédité, et d'autres méthodes pourraient aisément remplacer l'arme militaire. On pourrait penser que, malgré tout, il est plus facile de se procurer une (des) balle(s) pour son fusil déjà présent qu'une nouvelle arme, ou que de préparer son acte en impliquant un couteau à la place de l'arme à feu. Mais dans le cas d'un acte réfléchi, une personne ayant été formée correctement au maniement d'une arme ne trouvera pas forcément cela vrai. Je serais curieux de connaitre l'avis d'autres miliciens, mais dans mon idée, il faut un sacré sang froid pour prendre son fusil, le charger, effectuer un mouvement de charge, retirer la sécurité, pointer la cible et tirer, dans le but évident de blesser ou tuer une personne. Ce sont des gestes qui peuvent paraitre simples pour un non-initié, mais qui ont à mon avis un certain poids pour une personne bien formée. Je pense qu'une personne prête à faire tout cela de sang froid peut se procurer les moyens d'arriver à ses fins sans trop de problèmes. Arme à la maison, ou non.

Le second cas est un peu différent, on agit rapidement, de manière impulsive et peut-être même irrationnelle ou incontrôlée. Peut-être alors qu'effectivement, l'usage d'une arme à feu (à supposer que les munitions soient à portée) sera peut-être plus facile que l'utilisation d'un couteau de cuisine. Mais à propos de ce cas précis, les munitions ont déjà été retirées des domiciles. Ainsi on ne trouve plus un fusil "prêt à l'emploi" au domicile, mais une arme sans munitions qui est définitivement moins dangereuse qu'un couteau.

Une question ici serait :
>Combien de cas de ce genre ont-ils été observé depuis que les munitions ont effectivement été retirées des foyers ?

Finalement, si les munitions ne sont plus à la maison, même un enfant pourra se retrouver confronté à un fusil d'assaut sans risques.

On pourrait penser à autre chose: la personne en question conserve son arme à la maison et a volé des munitions à l'armée, sans arrière pensée, "pour le fun" (cela peut arriver, je ne le nie pas). Mais quelle est la probabilité pour que la personne qui a un jour décidé de ramener une balle soit en plus une personne à risque qui a, par ailleurs, passé avec succès les tests de l'armée à ce propos et donc un fusil à la maison ? Pour encore plus de sécurité, on pourrait chercher des solutions au niveau de l'armée, en insistant pour que les officiers soient en permanence très stricts en ce qui concerne d'éventuels vols de munitions (par vols de munitions, je parle d'une très faible quantité de balles: une ou deux, mais très difficilement plus vus les contrôles). Mais dans la plupart des cas, le temps passé en stand est pris très au sérieux par les officiers.
Ou encore au niveau des stands "civils", lors des tirs obligatoires: on pourrait vérifier un peu plus que les balles aient toutes bel et bien été tirées.

L'armée fait également des efforts pour les contrôles: le documentaire démontre que des projets visant à permettre un contrôle des antécédents judiciaires des nouvelles recrues sont à l'ordre du jour, ce qui devrait potentiellement encore limiter les problèmes.

>Au final, ranger les armes à l'arsenal n'est-il pas un peu disproportionné ?

Il existe clairement d'autres solutions permettant de réduire les risques, et à des coûts nettement moindres.

Et dans ce domaine, la prévention est à mon avis très efficace: il ne faut pas toujours dramatiser la situation des jeunes face aux jeux vidéos. Un jeune jouant à un jeu de voitures pourrait banaliser la conduite, et pourtant, malgré l'évolution des jeux vidéos, il semble que la prévention dans ce domaine ait vraiment porté ses fruits. Bien éduqué, un jeune saura faire la différence entre une arme réelle et son jeu vidéo.

Quels seraient les coûts d'une installation permettant de conserver toutes les armes des miliciens suisses à l'arsenal ?

Il est clair que cela demanderait de nouvelles infrastructures: on garde actuellement des armes en caserne, certes, mais ce sont les armes des militaires en ER et donc actif. Il n'y a pas forcément la place pour toutes les armes actuellement aux domiciles des miliciens.

>En dehors des coûts, l'organisation même d'un tel système n'est-elle pas disproportionnée ?

Durant l'Ecole de Recrues, les armes sont gardées en Caserne. Chaque militaire a sa propre section, et son fusil est rangé dans la chambre d'armes attribuée à sa section. Toute la section finit et reprend le service en même temps en ce qui concerne les week-ends. Question organisation, tout cela se passe très bien.

Mais que ferait-on après, avec les armes à l'arsenal ? Premièrement cela demanderait des infrastructures sécurisées (on parle de conserver un grand nombre d'armes en un même lieu). A chaque cours de répétition, le soldat devrait aller chercher son arme à l'arsenal. La personne gérant les fusils devrait alors recevoir le militaire, chercher l'endroit où serait entreposé le fusil, aller le chercher, et la donner au militaire. Un certain nombre de papiers devraient être vérifiés et signés, c'est certain. Tout cela devrait être fait pour chaque militaire individuellement. Effectivement, une section ne reste pas liée après l'école de Recrues. Les soldats ne font pas tous le même cours de répétition en même temps. Donc on ne pourrait pas traiter le stockage/destockage des fusils pour une section entière, mais bien individuellement. Même procédure pour chaque session de tirs obligatoires.

Et tout cela devrait être géré pour la totalité des miliciens suisses (des centaines de milliers) !

 • Est-ce vraiment une solution envisageable et rationnelle ?
 • Est-ce que le problème que l'on tente de combattre est abordé du bon côté ? Ne devrions-nous pas plutôt nous concentrer sur la prévention et sur les personnes à risques plutôt que sur les armes elles-mêmes ?
 • Vus les changements récents concernant ce problème (retrait des munitions de guerre, futur accès aux antécédents judiciaires par l'armée, etc), ne devrions-nous pas attendre de voir l'évolution du problème avant d'aborder une si grosse procédure ?
 • Puisque nous ne connaissons pas vraiment l'effet des dernières mesures prises en réponse aux problèmes liés à ces armes, ne devrions-nous pas plus nous concentrer sur d'autres problèmes bien plus présents actuellement ?


Je me trompe peut-être, mais il y a à mon avis d'autres choses à penser qu'un "simple" combat entre un symbole de confiance et une idéologie pacifiste.

J'espère me faire comprendre un minimum et obtenir quelques réponses à mes idées...

Cordialement,
Freelancer
18 réponses
Le 17 avril 2009 à 1:54 Répondre
excellente contribution !
Le 17 avril 2009 à 1:56 Répondre
Merci :P

J'espère qu'elle me permettra d'obtenir un certain nombre de réponses aux questions que je me pose...
Le 17 avril 2009 à 1:59 Répondre
toute argumentation, même qui va pas dans le sens que je souhaiterais, mais qui se démarque de l'émotionnel et du populisme/sentationnalisme, est bonne à prendre.
Le 17 avril 2009 à 8:22 Répondre
Les questions que je me pose, finalement, sont:
 • Est-ce vraiment nécessaire vis-à-vis des coûts engendrés ?
 • Et est-ce vraiment la bonne/seule solution face à ce problème ?

Je n'aime effectivement pas l'idée visant à jouer sur l'émotionnel pour convaincre.

Les cas cités sont tristes, c'est clair et tout le monde est d'accord sur ce point. Les personnes souhaitant garder l'arme à la maison (ou ne pensant pas forcément nécessaire de les ranger à l'arsenal) ne nient pas ces problèmes, mais proposent d'autres solutions. Même si elles semblent moins spectaculaires, j'ai parfois l'impression qu'elles sont peut-être plus rationnelles...
Le 17 avril 2009 à 10:47 Répondre
Petite chose qui me choque ! Je suis grader a l'armée, donc je connais bien l'arme étant donner que j'ai donner des instruction la dessus et ayant fait ton ER il me semble que tu as oublier quelque chose: de 1. Première règle de sécurité a l'armée: TOUTES ARMES ET CONSIDEREE CHARGEE !!! Munition ou pas chez toi.
De 2. Tu dis qu'un Fass n'est pas dangereux sans mun. interessant, si tu viens de faire ton ER, tu viens aussi d'apprendre au minimum 2façons d'immobiliser quelqu'un sans mun. dans ton Fass!
De 3.J'ai eu vu chez des amis le Fass soient disans désarmer. Interessant, surtout monté avec la baillonette au bout! Moin dangereux qu'une arme blanche???
De4.Tu parles du meurtre préméditer, bien sur que si il veut l'individu trouvera d'autres moyens. Alors pourquoi lui mettre carement l'arme dans la main ? Es-ce de l'incitation? a méditer...
Et pour finir, de la place en arsenal il y en a, je vous rassure, les effectifs a l'armée on bien baisser depuis ces dernières années, il y a des arsenaux vide, voir meme des casernes entière un peu partout.
Alors méditons bien cette question d'arme a la maison...
(Je n'affiche pas d'avis, juste des réactions par rapport au text.)
Le 17 avril 2009 à 12:09 Répondre
Très bonne contribution... Enfin quelqu'un qui réfléchit { ;-)

L'étude des statistiques officielles apportent beaucoup de réponses à qui se donne la peine de les étudier... par exemple:

Office fédéral de la statistique (OFS), "Homicides et violence domestique: Affaires enregistrées par la police de 2000 à 2004", Neuchâtel, 2006(http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=2420)

On y apprend notamment que pour les homicides, il y a en moyenne annuelle 33 personnes tuées par arme à feu, 23 par arme blanche, 6 par coups, 9 par étranglement et 6 par un autre moyen. Au niveau des auteurs, 57% étaient déjà connus de la police (et ne devraient donc pas avoir d'armes à feu), 55% sont étrangers (et n'ont donc pas d'armes d'ordonnance - A relever que 10% relèvent du domaine de l'asile...), 8% sont des Suissesses (probablement sans armes d'ordonnance) et 37% des hommes suisses (qui n'ont pas tous fait leur service militaire et n'ont pas tous des armes à feu). Le taux de létalité de l'arme à feu est "élevé": 45%... celui de l'étranglement est de 44%.

Office fédéral de la statistique, "Homicides dans le couple - Affaires enregistrées par la police de 2000 à 2004" (http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=3109)
On apprend ici qu'il y a annuellement environ 26 personnes tuées au sein d'un couple, dans 72% des cas, le crime était intentionnel, et dans 44% il était même planifié. Dans 45% des cas c'était par arme à feu (12 morts). Avec utilisation d'arme à feu, dans 41% des cas, l'auteur était étranger (pas d'arme d'ordonnance), dans 59%, il était suisse (pas tous des militaires), il y a donc par an une dizaine de Suisses qui tue leur conjointe avec une arme à feu (pas forcément d'ordonnance, ni même militaire).

Fedpol, "Statistique policière de la criminalité" (SPC) (http://www.fedpol.admin.ch/fedpol/fr/home/dokumentation/zahlen_und_fakten.html)
Ici, on peut constater que les homicides par armes à feu ne représentent plus que 17% des cas d'homicides (y.c. tentatives) en 2006 et 2007, alors que dans les années 90 c'était encore dans les 45%... On voit aussi que 55% des suspects d'homicides sont des étrangers (52% des lésions corporelles, 58% des brigandages, 63% des viols... Mais je présume que c'est du "racisme" que de le relever?).

A relever qu'aucune statistique ne fait la différence entre arme privée et arme militaire, ni entre arme légale et arme illégale...

Sur le site StopSuicide - Statistique de l'OFS sur le suicide, 1969-2005, Neuchâtel, 2007
(http://www.stopsuicide.ch/-Statistiques)
Contrairement aux "spécialistes" larmoyantes du reportage, on s'apperçoit que le suicide des jeunes n'est pas si dramatique que ça (sauf pour les proches bien-sûr)... Il diminue année après année. Les moins de 30 ans qui se suicident (environ 150 par an) ne représentent qu'environ 12% des suicidés, les moins de 20 ans, 2,5% (dans les 33 par an, moins de la moitié de ce qu'il y avait au milieu des années 70), les plus de 70 ans en représentent 27% (355 personnes), les plus de 50 ans représentent environ 58% des suicidés (750 personnes). Et pour complèter, les 30-39 ans, c'est dans les 13%, les 40-49 ans dans les 16%... Suicide des jeunes on disait?

Commission nationale d'éthique pour la médecine humaine, "L'assistance au suicide", prise de position n° 9/2005
(http://www.bag.admin.ch/nek-cne/04229/04232/index.html?lang=fr)
Là, on apprend que 90% "des personnes qui commettent un suicide souffraient de dépression ou d'un dérangement psychique diagnosticable ou d'une toxicodépendance." et que "sur l'ensemble des cas de suicide réussi, environ 40% présentent une toxicodépendance, 20% une dépendance à l'alcool qui semble avoir joué un rôle, et 10% une schizophrénie." (ATTENTION !!! D'après les versions allemande et anglaise, c'est 40% de toxicodépendance dont 20% d'alcoolisme. C'est donc 50% des personnes qui se suicident qui sont "malades" et non pas 70%). N'aurait-on pas pu éviter un certain nombre de suicide si les proches ou les médecins de ces "malades" l'avait signalé à la police pour qu'elle vérifie, notamment auprès de l'armée, si elles avaient des armes? Il me semble assez évident que les drogués, les alcooliques et les schizophrènes ne devraient pas avoir d'armes...

DFJP, "Assistance au décès et médecine palliative: La Confédération doit-elle légiférer?", 2006
(https://www.news-service.admin.ch/NSBSubscriber/message/fr/attachments/2832/5434/1907/1_060131_ber-sterbehilfe-f.pdf)
Ici on apprend que près de 20% des suicides en Suisse... sont des suicides accompagné (Dignitas, Exit).

On constate donc que 50% des sucidés sont des "malades" (drogue, alcool, schizophrénie) et ne devraient pas avoir d'arme, que 20 autres pourcent sont aussi malades mais passent par le suicide accompagné (étant un des seuls pays autorisant le suicide accompagné - en Europe, il y a sauf erreur la Belgique, la Hollande et le Luxembourg -, ces 20% ne sont-ils pas pour quelque chose dans la différence du nombre de suicides entre la Suisse et les autres pays?)... Il n'y a donc que 30% des suicidés (env. 440 personnes) qui le font simplement sur un "coup de blues"... Et là dedans, il y a bien sûr des étrangers et des Suisses qui n'ont pas d'arme d'ordonnance...

Statistique Canada, "Causes externes de morbidité et de mortalité, par cause de décès 2000-2004" (http://www.statcan.ca/francais/freepub/84-208-XIF/2007001/tbl-fr.htm#20)
Ici on peut constater que contrairement à ce qu'on nous raconte, la diminution du nombre de suicides par arme à feu ne diminue en rien le nombre total des suicides, vu qu'il y a plus de suicides par pendaison (confirmé par l'Institut national de santé publique du Québec, "Épidémiologie du suicide au Québec: que savons-nous de la situation récente?", 2004, p 7: "Les suicides par armes à feu ont diminué de plus de la moitié et les suicides par pendaison ou strangulation ont doublé. On peut associer cette diminution de l'utilisation de l'arme à feu à une accessibilibilité moins grande, au contrôle plus sévère des armes à feu et à la sensibilisation faite auprès des professionnels de la santé et des policiers." ... 1976-1978: pendaison = 21,9%; armes à feu = 34,7%
1999-2001: pendaison = 53,6%; armes à feu = 15,7%")... Bref, la diminution des suicides par arme à feu fait diminuer... les suicides par arme à feu.

Statistique Canada, Statistique sur les armes à feu: tableaux mis à jour, 2009, Tabl. 10 et 11
(http://www.justice.gc.ca/fra/pi/rs/rap-rep/2006/rr06_2/tdm-toc.html)
Là les chiffres montrent par exemple qu'un fichier central sur les armes à feu ne sert à rien pour diminuer l'usage criminel d'arme à feu. Le Canada enregistre les armes de poing depuis 1935 environ, et les armes longues seulement depuis 2000... L'utilisation d'armes de poing ne cesse d'augmenter (de quelque 10% dans les années 70 à quelque 19% dans les années 2000), alors que celle d'armes longues ne cesse de diminuer (de quelque 25% dans les années 70 à quelque 6% dans les années 2000).

Home Office Statistical Bulletin, "Violent Crime Overview, Homicide and Gun Crime 2004/2005 (Supplementary Volume to Crime in England and Wales 2004/2005), Table 3.06: Crimes recorded by the police in England and Wales in which firearms were reported to have caused injury by type of principal weapon" (http://www.homeoffice.gov.uk/rds/pdfs06/hosb0206.pdf)
Oh! Surprise! On peut constater que depuis que les Anglais ont confisqué toutes les armes de poing... l'usage criminel de ces armes à plus que doublé. Ce n'est guère étonnant, celles qui ont été confisquées étaient celles des gens honnêtes, les criminels eux, ne les annoncent pas à la police.

Jeanine Baker and Samara PcPhedran - "Gun Laws and Sudden Death: Did the Australian Firearms Legislation of 1996 Make a Difference?" in The British Journal of Criminology 3/2007, p 459
On peut voir ici, que depuis 1974, les homicides et les suicides par arme à feu diminuent... et que le nombre d'homicides et de suicides... augmente...

Ciel, ciel, ciel... Y aurait-il d'autres causes que les armes à feu dans la criminalité et les suicides? On en tomberait des nues!

Le 18 avril 2009 à 1:00 Répondre
@Juniorjuju

merci pour tous ces liens, je n'ai pas encore eu le temps de tous les parcourir, j'ai seulement lu ton intervention. Cela me semble très intéressant en tous cas :P

@Yoyo

Ok, non je n'ai rien oublié, et je pense bien connaitre mon arme également. Toute arme est considérée chargée... quel rapport ? Cette règle signifie qu'on doit toujours prendre son arme avec sérieux, même si on pense qu'elle n'est pas chargée. Afin d'éviter des accidents. Maintenant, cela n'a aucun rapport avec le risque que crée la présence de l'arme sans munitions à la maison. Une fois que l'arme est à la maison, sans munition, il n'y a plus vraiment de risque puisque c'est clair qu'une balle ne va pas se retrouver par hasard dans le fusil.
Durant le service, par contre, c'est possible que le fusil soit utilisé par un autre militaire, ou bien d'autres scénarios. On doit prendre son arme sérieusement, mais cela n'empêche qu'une arme à feu sans munition ne peut pas tirer un coup de feu.
Bien sûr on pourrait l'utiliser différement. Mais ce n'est plus dans le débat, car finalement autant utiliser un couteau de cuisine ou une batte de baseball.

2. Je dis qu'un fass sans munitions n'est pas plus dangereux qu'une arme blanche, nuance. Bien évidemment, je peux le servir pour taper sur quelqu'un, mais finalement je peux utiliser ma batte de baseball pour un usage similaire.

3. A nouveau, non. Mais bon... un fass avec la baillonnette au bout, c'est relativement lourd. Un bon couteau, voire même une machette (pourquoi pas) est nettement plus approprié pour un usage sans munitions. Je répète: le débat porte sur l'arme à feu qu'est le fusil d'assaut, pas sur l'éventuelle arme blanche qu'il peut représenter.

4. Ce que je veux expliquer, c'est qu'il y a déjà une étape considérable dans le fait de se procurer des munitions pour atteindre son objectif. Je crois également que tout avoir sous la main comme autrefois (munitions + fusil) est faux, mais ce cas est réglé. Il y a une nuance entre ces deux idées, il ne faut pas tout mélanger.

Et pour finir, ou puis-je trouver une information à propos de cette place en arsenal ? Et ne serait-il pas tout de même coûteux de mettre en place un tel système ? Même s'il y a de la place, peut-on prétendre organiser efficacement les retraits de chaque arme individuellement lorsque cela est nécessaire pour le soldat ? Puis finalement surveiller le retour (car le soldat ne devrait pas pouvoir se procurer son arme avec un ordre de marche et ne jamais la ramener) ? Il faudrait également mieux surveiller les ordres de marche, car c'est finalement facilement falsifiable... Et que faire quand un soldat tarde à rendre son arme à l'arsenal ? Débarquer avec la police militaire ou attendre un hypothétique crime ?

Un arsenal devrait-il s'occuper du fusil d'une liste de soldat, ou cela devrait-il être variable (j'amène cette fois mon arme à l'arsenal X, et la prochaine fois à l'arsenal Y) ?
 • Dans le premier cas, problématique suivant l'emplacement de l'arsenal, en cas de changement de domicile ou d'engagement dans certaines régions, pour un certain nombre de situations imaginables...
 • Dans le second cas, cela nécessiterait un contact très important entre les arsenaux, pour dire "ok pas de problèmes il a pris l'arme chez toi et l'a effectivement ramenée aujourd'hui". Sur le nombre de militaires, on pourrait imaginer un certain nombre d'erreurs...

Et à chaque retrait de l'arme par un soldat, l'ordre de marche ne suffirait pas, finalement... Il faudrait vérifier le livret de service, l'ordre de marche, les papiers de la personne, signer un certain nombre de papiers pour déresponsabiliser l'arsenal lors du retrait, etc.


Méditons cette question d'arme à la maison, effectivement. Pourquoi une arme à la maison ? Je ne sais pas... le symbole est là, mais ce n'est pas un argument forcément fort. La question que je pose est la suivante :

Les problèmes engendrés par les armes à domicile, SUITE A LA PRISE DES DERNIERES MESURES, sont-ils assez importants pour justifier une telle solution ? La prévention et d'autres méthodes (des vérifications plus poussées au niveau du soldat lui-même) etc. Ne seraient-elles pas moins disproportionnées ?

Un mort est toujours un mort de trop, c'est clair. Mais cela autant dans un accident de la route qu'avec une arme à feu, qu'elle soit militaire ou pas. Pourquoi ne s'inquiète-t-on pas des armes illégales présentes en Suisse, finalement ? Que cherche-t-on ? Veut-on améliorer la sécurité, ou simplement attaquer l'armée d'une manière ou d'une autre, ici sur un sujet qui part particulièrement souvent dans l'émotionnel ?

Salutations
Le 18 avril 2009 à 2:06 Répondre
"Ok, non je n'ai rien oublié, et je pense bien connaitre mon arme également. Toute arme est considérée chargée... quel rapport ? Cette règle signifie qu'on doit toujours prendre son arme avec sérieux, même si on pense qu'elle n'est pas chargée. Afin d'éviter des accidents. Maintenant, cela n'a aucun rapport avec le risque que crée la présence de l'arme sans munitions à la maison. Une fois que l'arme est à la maison, sans munition, il n'y a plus vraiment de risque puisque c'est clair qu'une balle ne va pas se retrouver par hasard dans le fusil."

même chez vous, votre arme est tj considérée comme chargée.. c'est le principe des 4 règles de sécurité..

Si vraiment vous voulez considérer votre arme comme déchargée, il vous faut la neutraliser, par exemple avec un drapeau visuel dans la chambre ou qqch du genre..

je ne veux pas vous contredire par principe, mais je crois que vous n'avez pas complètement assimilé le principe de cette 1ère règle.
Le 18 avril 2009 à 2:08 Répondre
ps:

là vous tapez dans le mille :

" Que cherche-t-on ? Veut-on améliorer la sécurité, ou simplement attaquer l'armée d'une manière ou d'une autre, ici sur un sujet qui part particulièrement souvent dans l'émotionnel ? "
Le 18 avril 2009 à 11:09 Répondre
"même chez vous, votre arme est tj considérée comme chargée.. c'est le principe des 4 règles de sécurité.."

Ok, j'ai peut-être mal formulé. Je ne considère en aucun cas que mon arme n'est plus du tout dangereuse lorsqu'elle est à la maison. Mais c'est une règle d'utilisation : la personne qui manie une arme doit toujours la considérer chargée. On ne fait pas le malin avec une arme en pensant qu'elle est déchargée. Mais Peut-on vraiment conclure de cette règle qu'une arme rangée correctement, sans munitions à portée, est fondamentalement dangereuse et qu'il faut absolument l'enfermer en arsenal ?

Je veux dire par là que je différencie deux points de vue :
 • Le danger que je qualifierais de "relatif": Je ne peux pas me fier à mon idée quand je manie une arme, car je pourrais en toute bonne foi penser que mon arme est déchargée alors que ce n'est pas le cas.
Le danger que je qualifierais d'"absolu" (même si ce ne sont pas forcément les meilleurs termes que je pouvais choisir): Une arme sans munitions n'est pas fondamentalement plus dangereuse qu'un couteau. Le meilleur exemple étant que lorsque l'on s'est totalement assuré que notre arme était neutralisée • , on peut l'utiliser dans les combats de localité avec le simfast.

Alors au niveau du militaire (ou toute personne maniant l'arme), oui, l'arme est considérée chargée. Mais doit-on vraiment considérer que cela signifie que l'arme est fondamentalement dangereuse à la maison ?

Combien d'accidents sont-ils arrivés chez des militaires qui n'avaient jamais eu de balle à la maison ? Par accident, je parle d'acte involontaire. Le suicide ou le coup de folie est un acte volontaire.

Je crois qu'au niveau des statistiques, on ne peut pas nier qu'une arme sans munitions n'est pas dangereuse en tant qu'arme à feu. Ce qui n'empêche qu'on doit la considérer chargée au niveau de l'utilisation.

Le vrai danger de l'arme à la maison, c'est quand il y a des munitions. Et nous ne sommes pas vraiment dans le cas où des munitions défilent tous les jours comme dans une caserne: il ne devrait jamais y avoir de munitions à la maison... les chances pour que de la munition se retrouve trop près du fusil, à la maison, accidentellement, sont assez minces pour être négligées, non ?
Le 18 avril 2009 à 11:28 Répondre
@Anonyme ("Freelancer")
Bravo pour cette analyse pondérée et intelligente. Si quelqu'un est déterminé à mourir ou à tuer, il trouvera toujours le moyen d'arriver à ses fins. Il n'y avait pas d'arme à la maison, mon fils a choisi la voiture et le CO2.
Commentaire en aparté : certaines remarques seraient beaucoup plus crédibles si leur orthographe n'était pas aussi lamentable...
Le 18 avril 2009 à 12:09 Répondre
je ne rentre pas dans votre analyse plutot complète Freelancer- (qui est t juste d'un point de vue technique)

Mais, il ne faut pas se torturer l'esprit. Les 4 règles de sécurité concernant les armes à feu existent pour qu'il faille simultanément enfreindre les 4 en même temps pour que qqun soit blessé..

Elle ne sont pas là pour être analysées, réfléchies, ou interprétées selon la situation, mais pour être appliquée de manière systématique, automatique et naturelle.

Toutes les armes sont tj considérées comme chargée. C'est une règle simple, a prendre telle quelle et à assimiler de manière idéologique.

C'est la seule façon pour que ce système de 4 règles fonctionne comme il a été prévu. Il faut que les gens assimilent cette règle telle quelle.


Maintenant vous avez raison.. cette règle ne rend pas l'arme dangereuse en obligeant à la laisser à l'arsenal. Il s'agit simplement d'un automatisme qu'il faut que les propriétaires d'armes assimilent pour éviter les accidents.

Le 18 avril 2009 à 13:49 Répondre
Ok, alors nous sommes totalement d'accord sur ces règles, What if. Je tenais juste à préciser ce que j'avais dit car je n'avais pas été très clair concernant ma position sur les règles de sécurité.

@Circé :
Et particulièrement, concernant le suicide, si la personne n'a pas de munitions chez elle, elle ne pourra pas tirer sur un coup de tête.



Et surtout, d'une manière générale, je crois qu'il y a d'autres manières - me semblant moins compliquées au niveau organisationnel et moins coûteuses - de diminuer les risques. Car il ne faut pas se leurrer, le fait de mettre les armes à l'arsenal ne ferait "que" diminuer les risques.

Si vraiment on cherche à diminuer les risques, on peut chercher à le faire par un autre moyen (et ça se met de plus en plus en place, par ailleurs). Car on peut se poser la question de tout ce qu'il faut mettre en place pour le système de l'arme à l'arsenal, et cela me semble - personnellement - complexe.

Le 20 avril 2009 à 1:21 Répondre
" dans le civil c'est différent, une arme pas chargée qui a été vérifiée par une personne de confiance n'est rien d'autre qu'un bout de métal et de plastique... "

étonnamment, tous les instructeurs civils dans le monde utilise ces 4 règles de sécurités.. Elles n'ont pas a être inteprêtées, réflechies ou analysées..

C'est leur respect systématique et automatique qui fait que l'accident est IMPOSSIBLE.

C'est en faisant des exceptions comme vous le faites, qu'un jour ou l'autre, grâce a Murphy, un accident peut arriver. Car en faisant des entorces à la règle, vous pouvez, un jour, commettre une erreur/négligence.

"une arme pas chargée qui a été vérifiée par une personne de confiance n'est rien d'autre qu'un bout de métal et de plastique..."

La SEULE personne de confiance concernant une arme que vous tenez, c'est VOUS.

Même si un commando hyper qualifié me donne une arme en me disant "elle est déchargée", la première chose que je ferais serait de m'en assurer moi même.

comme on l'a dit plus haut, considérer toutes les armes comme chargées, ne veut pas dire qu'elle sont dangereuses. Juste qu'il faut tj les traiter comme telles.

Le 23 avril 2009 à 7:24 Répondre
@"what if":

Le débat sur les 4 règles n'a pas lieu d'être, et, indirectement, vous le dites vous-même:
"Si vraiment vous voulez considérer votre arme comme déchargée, il vous faut la neutraliser, par exemple avec un drapeau visuel dans la chambre ou qqch du genre.."

Le règlement sur le comportement du soldat en dehors du service stipule (et cela est bien mentionné dans le reportage) que le fusil, le magasin et la culasse doivent être rangés SEPAREMENT!

Personnellement, je pense qu'une arme sans culasse (canon pour le cas des armes courtes) peut être considérée comme "neutralisée". Ou alors je ne m'y connais pas en armes... Et je suis tout de même gradé à l'armée, tireur sportif depuis l'âge de 8 ans et n'ai pas eu ou vu un seul accident de toute ma carrière de tireur.
Le 23 avril 2009 à 11:43 Répondre
ayant un coffre pour armes, je ne sépare pas les culasses de mes armes.. surtout celles détenues à titre privé.

Le débat a lieu d'être car si un soldat devait ne pas séparer sa culasse de son arme (erreur), et qu'un tiers qui nous aurait lu ici passait par là, il devrait appliquer ces 4 règles au cas ou il manipulerait l'arme.

Si maintenant vous avez envie de faire des exceptions à ces 4 règles, libre à vous.. mais elles fonctionnent uniquement si vous les interpretez de manière exaustive.
Le 23 avril 2009 à 13:02 Répondre
Je pense que je me suis mal exprimé:

Il est évident que le fait de mentionner ces règles n'est pas déplacé. Celà peut même être sage pour des néophytes du tir, pour leur faire part que la sécurité n'est pas un sujet ignoré par les "pro-armes à la maison".

En vous citant: "Elles n'ont pas a être inteprêtées, réflechies ou analysées.." Je voulais appuier cette remarque par mon intervention.


"Si maintenant vous avez envie de faire des exceptions à ces 4 règles, libre à vous.. mais elles fonctionnent uniquement si vous les interpretez de manière exaustive."

Il n'est nul question de faire exception à ces règels fondamentales! Mon humble avis est: ne pas interpréter, les appliquer à la lette et ce en toutes circonstances. Et je pense que mon avis rejoins le vôtre...


"ayant un coffre pour armes, je ne sépare pas les culasses de mes armes.."

Dès lors que l'arme est inaccessible à une tierce personne (rangée dans un coffre-fort ou autre), je ne vois pas d'inconvenient à y laisser la culasse aussi (ce qui est le cas pour moi aussi, soit dit en passant).
Le 23 avril 2009 à 18:26 Répondre
On est tous d' accord sur le fait qu' une arme doit toujours être considérée comme chargée, on est tous d' accord qu' une arme ne peut tirer sans culasse ou sans canon.

On se recentre sur le premier post de Freelancer? C' était très intéressant, ne nous dispersons pas.
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