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J'ai décidé d’avorter

26 janvier 2012 à 20:00

Prendre la décision d'avorter est une épreuve difficile. Comment affronter ce moment? Où trouver du soutien? Et comment les équipes soignantes vivent-elles ces moments avec les patientes?

Le Dr. Saira-Christine Renteria, médecin adjoint au Département de gynécologie-obstétrique et Génétique médicale DGOG au CHUV, participe à la discussion.

Temps présent: "J'ai décidé d'avorter"

50 ans que la pillule existe !!!!!!! quel manque de maturité et de sens des responsabilités Le 25 janvier 2012 à 13:22

franchement qu'est-ce que les gens ont dans la tête ? comment peut-on "s'envoyer en l'air" pour prendre une formule actuelle, alors qu'on SAIT QU'ON A PAS PRIS LA PILLULE et que le mec n'a pas de préservatif.

Cette inconscience grave qui coûte la vie à des bébés devrait être punie gravement.[  • ]

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Le modérateur

Moi aussi, j'ai décider d'avorter Le 30 janvier 2012 à 13:08

Et il est vrai que c'est jamais de bonté de coeur. Ni la situation financière, ni familliale, ni mon jeune age, ne m'aurait permi de garder un enfant. Et ce qui me choque, c'est l'intolérence de certaines personnes. C'est un moment dificille a passé, et un mauvais souvenir qui reste longtemps dans nos mémoires. Alors si en plus de tous ce qu'on doit endurer, il y a encore des gens qui nous voient comme des monstres, ca n'aide pas.

J'ai beaucoup aimé le reportage et je trouve que l'équipe du CHUV est super, personnelement j'ai avorter à l'hopital le plus proche de chez moi, et ils sont moins bien équipés. Mais tous s'est bien passé, jusqu'au controle, 3 semaines après la prise des médicaments où la gynécologue m'a fait des serments intérminable, m'a dis que c'etait mauvais d'avoir avorter, qu'il fallais que je fasse plus attention, que c'est immoral etc.. En plus de ce que je ressentais au fond de moi, la tristesse, la culpabilité et la sensation de ''vide'', je me sens maintenant comme une meurtrière.

Alors je vous en prie, vous avez le droit d'être contre l'avortement, mais tant que vous ne le vivez pas, restez tolérans, et penser à ces femmes qui n'ont pas eu d'autre choix, car je suis certaines que la plupart ne font pas cela par egoïsme..

Contraception... un bien grand mot Le 26 janvier 2012 à 21:07

Ce qui m'énerve aussi, c'est que ces femmes ont un peu le choix entre "la pilule" et rien. On fait comment quand on est interdite d'hormones synthétiques à la suite d'un AVC ou autres problèmes endocrino ? On fait comment quand on est incapable de prendre le comprimé régulièrement ? Personne n'explique non plus à ces femmes comment fonctionne leur corps. C'est : "tiens, voilà ton ordonnance pour (re)prendre la pilule"/"je vous pose un stérilet à la progestérone"... De toute façon, c'est TOUJOURS pour la pomme de la femme, et elle seule.

Pourquoi ne pas opter pour la stérilisation si on ne veut pas (ou plus) d'enfant ? Le 1 février 2012 à 10:35

soir l'homme ou la femme peuvent se faire stériliser au lieu de prendre la pillule jusqu'à 50 ans ! Pour l'homme c'est une opération bénigne. Ainsi plus de surprises qu'on estime mauvaise. J'ai une collègue de travail qui est tombée enceinte à 50 ans alors qu'elle avait déjà un garçon de 14 ans ! C'était une surprise de taille mais voilà, c'était un "petit dernier". Si le mari s'était fait stériliser après le premier (ils n'en voulaient pas d'autre) ceci ne serait pas arrivé.

J'ai été fort choquée dans l'émission du terme "produit de grossesse" Le 26 janvier 2012 à 22:25

A plusieurs reprises ce terme a été utilisé pour désigner le foetus qu'on enlevait, curetage etc. Parler de "produit de grossesse". Quel monde cruel.


Scandalisé Le 26 janvier 2012 à 21:40

Je suis tout bonnement outré par l'émission que j'ai vu ce soir. Père de famille et plutôt favorable à certains avortements (viol, graves déficiences) j'étais loin de m'imaginer que des avortements pareils se pratiquaient en Suisse. Une femme qui vient avorter pour la 5ème fois et à qui personne ne songe à lui dire qu'elle pourrait peut être devenir responsable et qu'il y a des moyens de contraception... mais dans quel monde vit-on? quel personnel médical accepte ça sans rien dire??? des couples qui veulent des enfants puis qui finalement par commodité matérielle renonce et qui voient leur demande acceptée par des médecins qui sont censés aider la vie??? C'EST TOUT BONNEMENT HONTEUX... qu'on avorte pour les raisons citées plus haut c'est concevable, mais qu'on avorte sur des "coups" de têtes, c'est le signe d'une société complètement à la dérive... le droit des femmes de choisir comme disait cette jeune infirmière? et le droit de l'enfant qui vie à l'intérieur il existe pas??? car des parents irresponsables font n'importe quoi... et que dire du fait que ce genre de pratique est remboursée par les caisses alors que chaque année les cotisations montent??? c'est que ça alors finalement le fond du problème? que les médecins et hôpitaux qui pratiquent ça s'enrichissent??? le jour où ce n'est plus remboursé, on verra si Mme 5 avortements en fera un 6ème ou si elle daignera acheter des préservatifs... Si un médecin qui pratique ce genre de chose me lit, j'espère que sa conscience lui parlera... et pour les gens qui pensent qu'un petit bout de chou se jette dans un bac à ordures car ils n'ont pas été assez responsables, j'espère sincèrement pour eux qu'ils ne puissent plus jamais être parents dans leur vie..

Il y a tant de couples stériles qui souhaiteraient adopter, pourquoi ne pas leur donner le bébé ? Le 25 janvier 2012 à 13:38

on n'a pas le droit moralement de tuer une vie parce que "ça ne nous arrange pas en ce moment" !!!! C'est d'un égoïsme incommensurable. Pourquoi ne pas leur donner la vie afin qu'ils puissent la vivre chez des parents d'adoption ?

Nous vivons vraiment dans un monde monstreux : on assassine ce qui ne nous convient pas.


Message anonyme Le 26 janvier 2012 à 21:50

Comment procédez-vous à l’annonce de la perte de l’enfant ?
Quel sont les moyens que vous proposez pour préparer les parents à faire face au deuil de la perte de leur enfant ?
Quelle équipe interdisciplinaire mettez-vous en place pour les aider ?
Quel accompagnement spécifique pourriez-vous mettre en place avec votre équipe soignante pour les parents d’enfants décédés avant 22 semaines de grossesse ?
Pour la loi on est une personne humaine qu’a partir de quatre mois et demi de grossesse et si on né vivante, sachant que la perte et la douleur de l’enfant mort-né sont bien réelle. Comment interpréter vous cela ?
Existe-t-il la possibilité d’effectuer un certificat médicale de naissance sans valeurs juridique pour que nous soignant reconnaissions ce fœtus comme un être humain ?
Quels autres moyens proposer vous pour donner une existence sociale à cet enfant aux yeux des parents ?

Les médecins du CHUV n'ont-ils pas le droit de refuser d'avorter ? Le 26 janvier 2012 à 21:47

Si c'est contre leur éthique que d'enlever une vie ils doivent avoir le droit de refuser de pratiquer de telles interventions non ? Pourrait-on me donner une réponse là-dessus svp car j'imagine à quel point cela doit être traumatisant de voir ce petit être tout formé, la tête, les membres, comme l'a dit la doctoresse dans le reportage.

L'avortement est légal en Suisse jusqu'au 9e mois Le 31 janvier 2012 à 9:20

Contrairement à ce qui est dit en introduction de ce documentaire, une femme, en Suisse, peut avorter jusqu'à 12 semaines en cas de détresse et au-delà en cas de "détresse profonde" (art. 119 al. 1 cp http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a119.html), soit, si l'on s'en tient aux dispositions pénales en matière de reconnaissance de la personnalité humaine, jusqu'aux premières douleurs de l'accouchement (à partir de là seulement, l'enfant est considéré comme viable et est donc protégé par le droit suisse). Il s'agit donc de la loi la plus libérale au monde en cette matière.

En outre, les définitions de "détresse" et "détresse profonde" n'existant pas en droit suisse, l'art. 119 n'a jamais pu être invoqué depuis son introduction en 2002.

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