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L'été en flammes

1 juillet 2010 à 20:05

Avec le retour de l'été, les pays méditerranéens se préparent à affronter les incendies. Pourquoi les forêts du sud européen s'embrasent-elles chaque été ? Comment prévenir de telles catastrophes et comment s'en protéger ?

Éric Rigolot, ingénieur de recherche, directeur adjoint de l'Unité de Recherches "Écologie des Forêts Méditerranéennes", Institut national de la recherche agronomique participe à la discussion.

L'été en flammes Le 1 juillet 2010 à 21:46

Bonsoir,
Je viens de voir l'émission Temps Présent sur les incendies et ne peux qu'approuver toutes les considérations concernant la Grèce en particulier. Certes ce pays vit dans une anarchie presque totale dans le non respect de l'environnement. Plongé dans une modernité égoïste et sans conscience de l'effet de leurs actes, bien des citoyens ne se rendent même pas compte des dangers pour l'environnement.
Cependant, je déplore que même si l'on a loué, en particulier les efforts du maire de Pendeli pour combattre les incendies, on n'ait pas mentionné un peu plus concrètement que les promotteurs n'ont pas toujours le dernier mot (du moins pour l'instant encore) et que l'on ait omis de montrer les collines qui petit à petit sont reboisées grâce à des actions populaires soutenues par les communes concernées.
A deux reprises déjà, une chaîne de télévision a fait appel au peuple pour une action de reboisement des sites brûlés. Et, je vous assure qu'elle a été suivie par une grande partie de la population venant de la ville mais de loin aussi. Sur l'initiative des maires de Penteli et Kiffissia, communes aux flancs montagneux touchés par ces incendies de 2009, une grande action de reboisement a été organisée vers la mi-décembre 2009. Comme il se doit, une telle action a été bénie par les moines du monastère, lui aussi presque détruit par les flammes. Bref, une grande surface de la colline au sud de la route et plus près de la ville avait été débarassée des bois incendiés. Les employés de la commune et les pompiers avaient creusé des trous assez profonds pour replanter des pins. Les volontaires, et ils étaient nombreux, familles, enfants, tous âges confondus,jeunes etc, s'étaient rendus sur les collines du Penteli pour planter des arbres. Chacun recevait une pioche et autant d'arbustes qu'il pouvait porter et allait les planter dans les trous précreusés. Lorsque le stock emporté personnellement était épuisé, les pompiers ou employés traversaient le terrain boueux et, à la demande, renflouaient les volontaires en arbustes.
Des bouteilles d'eau et des sandwichs soutenaient les efforts des participants. Chacun y mettait du coeur, du plus petit au plus grand et, je ne sais pas combien de pins ont été replantés mais une belle surface!
Juste une lueur d'espoir sur un terrain calciné où la nature reprend ses droits.
Avec mes salutations les meilleures
Christiane

Touristes responsables Le 5 juillet 2010 à 17:43

Nous étions à Fréjus-St-Rapahaël l'été 2003, et en Corse qq années auparavant. En 2003, c'est l'année des campings évacués, des rescapés sur les plages et les flammes qui sautaient la nationale... Nous étions fin juillet début août. La lecture du quotidien local me mettait hors de moi: un mélange d'attribution des incendies aux pyromanes volontaires, et par sous-entendu aux touristes inconscients des risques (forcément ils viennent du nord...), et passent leur temps à griller des cervelas durant leurs randonnées pédestres en forêt. A peine si des négligences d'autochtones étaient évoquées. Quand même une fois sur Boulouris un départ de feu du à un grill à charbon utilisé par un riverain. Jamais on aurait vu une telle inconscience dans un camping ou tout le monde utilise du gaz! Et surtout, on dit toujours que c'est des incendies volontaires... Qu'avons-nous vu et à Fréjus, comme en Corse, sur les routes? Des voitures non-climatisées (je pense) à fenêtres avant grandes ouvertes, le bras sur la portière, et régulièrement, hop un mégot allumé jeté sur le bas côté ou dans le fossé, etc. Plaques belges, suisses, etc? Non, plaques de la région (même pas des Bretons... )! Et faites du vélo ou du jogging en zone résidentielle: aucun terrain ou presque n'était débroussaillé selon la loi... Quand je pense que lorsque nous nous baladions dans l'arrière pays, je vidais une bouteille d'eau sous le pot d'échappement de la voiture parquée parce que j'avais lu que ca pouvait suffire à un départ de feu...? Une légende, comme le tesson de bouteille (abandonnée bien sûr par les touristes) qui fait loupe? Pendant que d'autres jetaient des mégots. Existe-t-il une statistique officielle des causes exactes de départ de feu en France? (volontaire, mégot, grill, etc?)

1. Rôle des communes et eaux et forêts 2. Mouton/chèvres une solution? Le 1 juillet 2010 à 22:44

1. Il est vrai que les propriétaires doivent nettoyer 50m autour des habitations. Quelles sont les devoirs des communes et des services des eaux et forêts, lorsque au-delà des 50m il y des forêts pleine de broussailles ou des forêts à l'abandon (forêt par exemple situés au nord de petit bourg, et donc potentiellement exposé à des incendies par fort mistral)

2. lorsque l'on voit de la viande de mouton importé de nouvelle zélande, je me dis que les communes pourrait avoir des toupeaux de chèvres ou de moutons pour débrousailler (c'était une idée d'Haroun Tazieff). Y-a-t-il des exemples de ce type (si oui avez vous des informations ou propositions)

3. On parle souvent de mitage lorsqu'il y a de nouvelles constructions clairsemées dans les pinèdes ou garrigues... mais les vieux bourg autour desquelles poussait des blés, de la vigne il y a 30 ou 40 ans sont aujourd'hui entouré de forêt... là encore quel aide peuvent recevoir ces bourgs ou petits villages pour faire reculer à "bonne distance" la forêt et la brousaille.

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