Je n'ai pas envie qu'on me lance des fleurs; je partage juste quelques choses intimes pour ceux qui peuvent les recevoir. Pour tous les autres, je suis désolé, car avec les années (et les réactions de mes bons concitoyens...) j'ai appris à complètement m'en fiche !
En ayant été agressé à de nombreuses reprises dès mes jeunes années, j'ai développé une nécessité à aider soi-même d'abord, mais aussi autrui, et ce n'est pas une option, c'est une obligation. La compassion que je ressens pour une victime d'injustice, d'agression ou d'un grand coup de "mauvaise chance" me force à agir, viscéralement, lorsqu'une telle action se déroule dans mon périmètre.
Aider quelqu'un, ce n'est pas un jeu, ce n'est pas un désir de gloire, ce n'est pas non plus une preuve d'arrogance absolue face au danger. C'est une nécessité, un appel que l'on ressent physiquement, d'apporter son soutien ou son secours à quelqu'un pour qui l'on peut agir immédiatement.
Mais AVANT ces moments, il y a du temps qui s'écoule. Lorsqu'on n'est pas bâti comme une montagne (et tant mieux pour ceux qui le sont!), il reste les arts martiaux. Mais les arts martiaux seuls ne sont pas suffisants, car ils peuvent amener à une terrible dérive: celle de devenir un passionné de violence.
Or la violence n'est utile et "bénéfique" que lorsqu'elle sert à protéger quelqu'un ou soi-même contre un danger, mais est à totalement bannir lorsqu'il s'agit d'imposer son avis au-dessus de celui d'autrui.
Et en disant celà, je ne parle pas que de la violence entre individus, mais également de celle d'institutions contre des individus, sous couvert de l'anonymat que fournissent les grandes instances.
Pour ma part, les arts martiaux n'ont jamais fonctionné sans la foi chrétienne, qui est une philosophie d'amour, de fraternité entre tout être humain (race, culture, etc... confondus)respectueux.
C'est l'art martial qui a le pouvoir de faire survivre physiquement, mais c'est la moralité qui fait survivre l'âme. Sans elle, pas de moteur pour le coeur, et c'est une partie de ce qui manque à ce pays qui se veut hautement laïc pour qu'on ne puisse pas lui coller les méfaits que des extrémistes du moyen-âge ont commis.
Or, au-delà des concepts politiques, il y a une nécessité humaine à avoir un fil conducteur qui rend heureux. A contrario, les gens qui ont une philosophie suicidaire peuvent sans problème se sacrifier pour une cause; nous en avons régulièrement la démonstration via les médias et les faits du Moyen Orient. Mais là, il s'agit d'une forme d'égoïsme très très profond.
Aucune considération pour les victimes des exactions, aucune considération pour les douleurs de familles qui les ont élevés, jusqu'à ce qu'ils puissent "voler de leurs propres ailes". Aucune considération pour ceux qui ont de la famille parmi les victimes des exactions. Aucune considération pour les traumatismes (qui sont d'ailleurs recherchés) créés chez d'autres être vivants, ayant tout autant qu'eux le droit à la vie et à leurs choix.
Jusqu'au moment où nos choix n'imposent pas un délabrement de l'intégrité physique de notre entourage ou de leurs biens, chacun est libre de faire ses choix.
Mais l'amour fraternel, celui qui lie deux êtres humains, juste de par le fait qu'ils sont justement deux humains avec un coeur, une âme et un esprit, peut pousser à intervenir dans les cas où, par exemple, quelqu'un veut s'ôter la vie.
Dans ces cas-là, l'on fait toujours bien de sauver quelqu'un, parce qu'on lui accorde plus de temps pour comprendre sa destinée, sa vie, et les nombreuses raisons pour lesquelles nous SOMMES les seuls spermatozoïdes à avoir passé ;) !!
Au-delà d'un humour un peu décalé, le message reste le même : les héros ont besoin d'être moralement soutenus, et physiquement aidés, pour accomplir ce que tout-un-chacun peut faire : aider son prochain à survivre dans un monde comme le nôtre.
Bonne soirée à tous, et bonne méditation sur ce thème...