Y-a-t-il une vie à-pré fargier ??? Le 7 février 2010 à 17:57
Après 5 ans de VIE, je pensais gentiment me réconcilier avec mon vécu à l'hôpital de Préfargier. Rien à dire sur la réalisation du documentaire. Par contre, je reste attristée des méthodes de prise en charge des patients.
En 5 ans, aucune évolution apparente!
Voici mon témoignage:
Il y a 10 ans, on m'a diagnostiquée Borderline. Les médecins me l'ont apporté comme une fatalité. J'étais donc condamnée à être malade psychique à vie et à prendre des médicaments (jusqu'à 25 par jour!!!)pour stabiliser, gérer, et diminuer mes angoisses, mes douleurs et mes humeurs.
Certes, j'étais en mauvais état et j'avais besoin d'aide. Je ne fais aucunement le déni de la maladie psychique, mais je ne suis pas d'accord que l'on condamne les gens à travers un diagnostique. Il est tellement plus facile de les étiqueter, de les classer et de les ranger que souvent on oublie l'essentiel et la source. Durant 6 ans,j'ai navigué entre Préfargier et un pseudo chez moi plus de 30 fois. L'hôpital était devenu ma résidence secondaire. je m'y rendais pour un oui ou pour un non, avec la Bénédiction des Grands Médecins. Et comme hostie, le nouveau neuro-stabilisateur en vogue. J'étais une patiente modèle qui vénérait son médecin.
Lors d'un séjour, une infirmière m'a touchée par sa clairvoyance: elle avait bien saisi que tout ne se jouait pas à coup de pilules stabilisantes, mais qu'il était nécessaire d'utiliser d'autres outils qui responsabilisent le patient.
Un beau jour, je n'ai plus voulu me réduire à une étiquette. J'ai cessé d'être la patiente parfaite. J'ai quitté mon psy et j'ai choisi de croire en la VIE. Ainsi j'ai pris en main ma destinée et j'ai osé croire en mes capacités.
Je ne voulais plus GéRER, je désirais vivre, juste vivre.
Je n'ai jamais totalement cru aux dires des médecins qui affirmaient que mon cerveau disfonctionnait. Par contre, j'ai compris qu'un de mes problèmes majeurs, générant la liste des symptômes d'une personne Borderline était ma relation à l'alcool. Malheureusement, le psychiatre chef en a toujours fait le déni et ne m'a pas soutenu dans ma démarche vers la liberté.
Aujourd'hui, je ne gère plus mes émotions, je les vis! plus aucun médicament, plus de substitut psychotrope et plus d'alcool et plus de psy non plus;-)
Je vis une VIE pleine et consciente. Mes meilleures outils furent mon choix premier de vivre ou de mourir, l'honnêteté envers moi-même, les témoignages et l'accompagnement de personnes qui ont eu l'audace de s'en sortir. Pas de demi-mesure! suite à mon choix premier de VIE, je suis vivante dans tous les domaines de ma vie: professionnel, affectif, santé...
IL Y A UNE VIE APRèS Préfargier, peu importe la forme, variante selon les potentialités que nous avons TOUS.
Belle vie à vous tous!
En 5 ans, aucune évolution apparente!
Voici mon témoignage:
Il y a 10 ans, on m'a diagnostiquée Borderline. Les médecins me l'ont apporté comme une fatalité. J'étais donc condamnée à être malade psychique à vie et à prendre des médicaments (jusqu'à 25 par jour!!!)pour stabiliser, gérer, et diminuer mes angoisses, mes douleurs et mes humeurs.
Certes, j'étais en mauvais état et j'avais besoin d'aide. Je ne fais aucunement le déni de la maladie psychique, mais je ne suis pas d'accord que l'on condamne les gens à travers un diagnostique. Il est tellement plus facile de les étiqueter, de les classer et de les ranger que souvent on oublie l'essentiel et la source. Durant 6 ans,j'ai navigué entre Préfargier et un pseudo chez moi plus de 30 fois. L'hôpital était devenu ma résidence secondaire. je m'y rendais pour un oui ou pour un non, avec la Bénédiction des Grands Médecins. Et comme hostie, le nouveau neuro-stabilisateur en vogue. J'étais une patiente modèle qui vénérait son médecin.
Lors d'un séjour, une infirmière m'a touchée par sa clairvoyance: elle avait bien saisi que tout ne se jouait pas à coup de pilules stabilisantes, mais qu'il était nécessaire d'utiliser d'autres outils qui responsabilisent le patient.
Un beau jour, je n'ai plus voulu me réduire à une étiquette. J'ai cessé d'être la patiente parfaite. J'ai quitté mon psy et j'ai choisi de croire en la VIE. Ainsi j'ai pris en main ma destinée et j'ai osé croire en mes capacités.
Je ne voulais plus GéRER, je désirais vivre, juste vivre.
Je n'ai jamais totalement cru aux dires des médecins qui affirmaient que mon cerveau disfonctionnait. Par contre, j'ai compris qu'un de mes problèmes majeurs, générant la liste des symptômes d'une personne Borderline était ma relation à l'alcool. Malheureusement, le psychiatre chef en a toujours fait le déni et ne m'a pas soutenu dans ma démarche vers la liberté.
Aujourd'hui, je ne gère plus mes émotions, je les vis! plus aucun médicament, plus de substitut psychotrope et plus d'alcool et plus de psy non plus;-)
Je vis une VIE pleine et consciente. Mes meilleures outils furent mon choix premier de vivre ou de mourir, l'honnêteté envers moi-même, les témoignages et l'accompagnement de personnes qui ont eu l'audace de s'en sortir. Pas de demi-mesure! suite à mon choix premier de VIE, je suis vivante dans tous les domaines de ma vie: professionnel, affectif, santé...
IL Y A UNE VIE APRèS Préfargier, peu importe la forme, variante selon les potentialités que nous avons TOUS.
Belle vie à vous tous!