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Hôpital Psy à coeur ouvert

4 février 2010 à 20:10

Face à la maladie mentale, la stigmatisation sociale est encore forte. Comment briser ce tabou? Comment en parler à son entourage? Comment le présenter à son employeur?

Le docteur Pedro Planas, médecin psychiatre, directeur médical du Centre neuchâtelois de psychiatrie participe à la discussion.

Temps présent: "Hôpital Psy à coeur ouvert"

Et si on parlait aussi d'habilitation dans la société des personnes cabossées? Le 26 février 2010 à 12:04

Je pense à tous ces professionnels qui oeuvrent et soutiennent, accompagnent l'être dans toutes ses dimensions - en profondeur d'ombre et de lumière - par les médiations artistiques. Et si on parlait de L'enjeu d'exister dirait D. Sibony; du Corps de l'oeuvre dirait Anzieu. Il y a bien des aspects de la personne qui peuvent encore jouer. Il y a encore du jeu entre la société saine et le moi malade. Il y a de l'être à Soi; du quant à soi à déployer dont tous les membres de la société ont

Le monde médical après hospitalisation Le 11 février 2010 à 20:41

J'ai vécu une longue période en HP, des bras mutilés à n'en plus finir et plusieurs tentamen. Mais maintenant j'ai une vie parfaitement "normal" et heureuse, pourtant, recemment je me suis cassée la jambe. Je suis allée aux urgences, j'ai eu affaire à une stagiaire et on m'a traitée comme une folle, me répétant chaque questions plusieurs fois, me demandant de ne pas partir avant la fin de la consultation (ou est ce que j'aurais pu aller sans béquilles?) et surtout, la stagiaire m'a fait répeter à de nombreuses reprises les conditions de mon accident, me demandant si j'étais sûre de ne pas m'être fais mal à la cheville exprès (???) je ne comprenait pas toutes ces questions idiotes jusqu'à qu'on me donne l'anamnèse et que je vois écrit en gros:"attention patiente connue pour de nombreux tentamen" Mais attention à quoi, je me le demande encore... aux yeux d'un médecin il n'y a donc pas de rémissions? Est ce que toute ma vie je devrais payer le fait d'avoir été mal un moment? Est-ce que je n'ai pas le droit d'aller mieux? Pourquoi les médecins qui devraient comprendre mieux que les autres sont ceux qui me comprennent le moins? Et me donnent l'impression de n'être pas un humain mais une chose malade?

Merci Le 19 février 2010 à 1:37

Merci à ces résidents pour ce qu'ils ont partagés dans ce reportage

Souvenirs de psychiatrie d'un patient stabilisé Le 4 février 2010 à 21:20

cette émission remarquablement réalisée me touche beaucoup par la délicatesse avec laquelle ce domaine sensible a été présenté.

J'ai vécu avec une pathologie dont j'ignorais tout, avec le tabou du "psy" dans ma famille et le monde du travail du chantier où j'évoluais alors.
J'ai connu les automutilations, les alcoolisations avec médicaments jusqu'au coma et parfois quelques jours à l'hôpital pour avoir "avalé ma pharmacie"... au grand désespoir (et honte aussi) des proches qui s'éloignaient, effrayés par ces comportements dangereux et déroutants pour eux.

Lorsque il est évoqué dans le reportage que des patients s'en "sortent" en devenant relativement stables, je suis là pour en témoigner.

Après des années d'alcoolisme, de conduite dangereuse, de sabotages en tout genre, après un passage en déchoquage aux urgences et plusieurs jours paralysé de la tête aux pied, puis récupération sans séquelle, j'ai changé de vie.

J'ai arrêté de mentir, à moi surtout, j'ai reconnu avoir besoin d'aide et me suis fait aider.

J'ai cesser la cigarette, l'alcool un peu plus tard, quitté l'AI pour un premier job, puis encore deux autre métiers en 10 ans et maintenant j'ai une vie merveilleuse "souffrance comprise et assumée".

Je me suis marié, et j'ai deux enfants en bas âge, une femme fantastique qui a accepté les différences et limites de son mari.

Je suis toujours un malade psychiatrique, mais je me soigne, j'évite toute conduite inadaptée à mon fragile équilibre, et malgré des grosses déprimes de temps en temps la vie me sourit.

Je suis bipolaire type II. je suis stabilisé avec du lithium et de la venlafaxin.

Le sport est une aide précieuse pour les déprimés, par accélération du métabolisme et production d'endorphines, les hormones du plaisir. Mais alle dire à un déprimé enfermé au fond du lit qu'il lui suffit de bouger son corps pour aller mieux :-P c'est pas évident, puisque la dépression enlève toute capacité à vouloir... et comme le reportage le dit, il ne peut s'agit d'un simple coup de pied au derrière pour "réveiller" le déprimé, car ce qu'il fait c'est déjà son maximum.

Merci à la TSR d'avoir su aborder ce sujet avec tant de tact. Pourvu que cela soit positif pour les patients psy, le regard des autres est tellement lourd à porter pour certains.



La télé montre t-elle la réalité? Le 4 février 2010 à 21:37

Il y a quelques années j'ai connu l'hôpital montré danns le reportage mais je suis tres étonné de ce que j'ai vu ce soir....
[  • ]
Quoi qu'il en soit les mois que j'ai vecus là-bas ont été une horreur et je suis sorti encore plus mal que losque j'ai demandé de l'aide...et aujourd'hui je preferai mourir que remettre les pieds dans cette prison qui vous détruit et qu'on appelle "hôpital"....



[  • ] Merci de respecter les personnes ayant participé au reportage,
Sébastien Foggiato, Web éditeur.

Angoisses à répétitions Le 8 février 2010 à 17:06

bonjour,
J'ai trouvé très prenant le reportage et en même temps cela me fait peur..
Cela fait plusieurs année que je suis dépressive et que je suis suivie.. dans ma vie maintenant tout va pour le mieux et je decvrais être "guérie" mais, j'ai toujours de grosses angoisses qui me pourrissent la vie... et je ne sais pourquoi et ne comprends pas pourquoi puisque tout va bien!!! svp aidez moi!!! je ne sais plus quoi faire et avec mon médecin j'ai l'impression d'acvoir fait le tour!!!

La cyberdépendance porno Le 4 février 2010 à 22:55

J'aimerais savoir comment aider mon mari qui est entrain de basculer dans la dépendance au porno. Il n'est pas encore un accro qui y passe des heures et y dépense son argent mais j'ai peur qu'il le devienne. Il nie son problème et banalise quand je lui en parle et quand je lui dit être blessée et humiliée. Cependant je sais qu'il a honte et qu'il se culpabilise ensuite. Comment lui faire prendre conscience. Merci de votre aide.

Diagnostiquée bipolaire... Le 9 février 2010 à 20:51

Etant plus jeune je pouvais "tourner" pour un rien. Jusqu'au jour ou j'ai atterie à l'hopital, privée de ma liberté... je n'étais plus contrôlable, j'étais dans une phase d'euphorie ingérable : 1 semaine que je ne dormais quasi plus, que je ne mangeais presque plus et j'avais une energie incroyable !
Arrivée là-bas, on m'as mis 4 jours en chambre de soins intensifs... J'avais besoin d'être seule, aucune excitation exterieur, personne à qui parler...A partir de ce moment là, il y'a eut un grand tavail sur moi qui a commencé. D'ailleurs, vous n'êtes plus jamais la même personne en ressortant...
On avait enfin mis un nom sur "mon comportement" ce n'était pas moi qui était comme ça, mais la maladie qui me rendait comme ça. Depuis je suis suivie et prends du lithium, les "euphories incontrôlable" ne sont plus arrivées, par contre les bas sont toujours là et c'est eux qui sont plus durs à accepter. Il m'a presque fallu 2 ans... Ces bas sont tellement à l'opposé de moi. Mais aller contre ne m'as pas aidé au contraire jusqu'au jour ou je me suis retrouvée tellement mal ou je me suis demandé si je ne voulais pas retourner à l'hopital et là j'ai pris réellement conscience que je serai malade à vie et que j'aurai aussi mes médicaments à vie. Depuis j'essaie plutôt de cohabiter avec ces "bas" et ça va pas si mal que ça. Mon but : trouver un equilibre entre ces "hauts" et surtout ces "bas".

Merci a l'équipe de Temps Présents d'avoir donné un autre regard sur les hôpitaux psychiatriques

Finalement qu'est-ce-que la folie ????

Borderline étiquette épouvantable Le 8 février 2010 à 16:36

peu après la naissance de mon 1er enfant qui a eu comme conséquence de perdre mon beau travail, j'ai sombré dans une dépression si forte que ne pouvant pas accepter cette douleur mentale sur laquelle je n'avais aucune emprise, je me suis mutilée..."elle est borderline" magnifique étiquette de M...car elle a détruit ma vie. Aujourd'hui lorsque je vais à l'hôpital après un accident domestique on remet sur la table ce mot épouvantable BORDERLINE...je vis avec ma maladie, celle qui m'a coûtée quatre postes de travail, celle qui a failli me coûter mon couple mais ceux de l'extérieur ne me voient plus comme avant! Depuis 30 mois je n'ai plus de boulot, je me suis fait licenciée à cause de cette maladie...j'ai demandé de l'aide à l'AI pour une reconversion j'attends toujours car cette maladie qui me pourrit la vie n'est pas invalidante aux yeux de l'AI, quelle rigolade! On peut vivre en étant malade mentale, j'en suis la preuve mais les obstacles sont très nombreux et bien plus difficiles que pour les "normaux" car je suis fragilisée mais si l'AI ne reconnaît pas l'atteinte de notre maladie que devient-on? car de la reconnaissance nous en avons besoin comme tout le monde!

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