Hôpital Psy à coeur ouvert

4 février 2010 à 20:10

Face à la maladie mentale, la stigmatisation sociale est encore forte. Comment briser ce tabou? Comment en parler à son entourage? Comment le présenter à son employeur?

Le docteur Pedro Planas, médecin psychiatre, directeur médical du Centre neuchâtelois de psychiatrie participe à la discussion.

Temps présent: "Hôpital Psy à coeur ouvert"

Trop de pression au travail Le 4 février 2010 à 21:22

Bonsoir je suis actuellement en arret de travail car au travaille je me sens mal et je subi trop de pression j'ai été voir mon médecin et il m'a donné un petit traitemant penser vous que sa serai aussi utile d'aller voir un psy?

Suis-je borderline Le 4 février 2010 à 22:07

Hospitalisée depuis 5 mois en hôpital psychiatrique (3semaines en interne puis en hôpital de jour), suite à de nombreux deuils en 2 ans, j'ai reçu le diagnostique de borderline. Mais je ne me mutille pas, sauf me déchirer les ongles des mains et des pieds, déchirer les peaux autour des ongles, et aracher la peau épaisse sous les pieds jusqu'à saigner. J'ai du mal à gérer mes émotions. Je suis sous Seroquel et je me demande si c'est la solution ?
J'ai la chance de vivre avec mon mari depuis 26 ans. Nos enfants quittent gentillement le nid et c'est difficile pour moi.
Suis-je vraiment borderline ?

Juré je ne le ferai plus jamais... Le 4 février 2010 à 21:30

Que faire après une tentative de scuicide, "sauvée" par le "x"ème sens de ma fille, jeune adulte, qui est arrivée inopinément et au "bon moment" alors qu'elle n'habitait plus à la maison..(dur dur et horrible pour elle, j'ai honte de moi) Après hospitalisation, thérapie, soins etc.. j'ai juré à mes proches de ne plus jamais faire une telle chose vu le mal que je leur avais fait(je ne savais de toute façon pas pourquoi je l'avais fait précisément), mais que 3-4 années plus tard, la seule raison qui me maintienne encore en vie c'est cette promesse ??? Et je les aimes trop et ne le ferai plus jamais, mais que c'est triste et dur la vie quotidienne, je rêve qu'il m'arrive un accident, mais donc un vrai de vrai sans que je n'aie rien prémédité ;-))

Les visites aux parents internés Le 7 mars 2010 à 14:31

Je pense que les temps on un peu changés, bien qu'en visionnant cette émission, je n'en ai pas eu l'impression. Je voulais dire au personnel de ces établissement qu'il est traumatissant d'aller trouver un parent interné. Il faut absolument expliquer ce qui se passe aux enfants qui peuvent se retrouver dans cet univers si glauque. Effectivement, je peux comprendre que les différents objets de décoration peuvent devenir des armes pour les personnes malades, mais de mettre un peu de gaité dans ces établissements ne ferait sûrement pas de mal. Surtout et j'insiste sur la formation des médecins qui doivent êtres à l'écoute de la famille et des enfants.

Rétablissement Le 4 février 2010 à 21:18

Bonjour,

je suis psychologue et je regrette un peu que dans le reportage nous n'ayons pas pu voir plus la prise en charge pluridisciplinaire, même si je suis consciente que l'unité était en cas de crise. Lorsque l'on parle de guérison à la fin du reportage il aurait été également opportun de parler de rétablissement social, et non seulement de guérison au sens médical du terme.

Vive réaction d'un étudiant infirmier Le 4 février 2010 à 22:07

Voilà, je suis étudiant infirmier et il y a plusieurs chose dans se document qui m'ont intiment choqué.

1. Vous êtes surement au courant de l'influence que joue l'environnement dans le contexte thérapeutique et la manière dont il influence l'état mentale des patients. Cet hôpital est GLAUQUE. Aucunes photos, décoration, couleurs, fleurs, couloirs interminables ! Exemple typique, la salle de ping-pong qui à été montré, elle ressemble a un bunker nazi. Donné moi une corde et laissé moi là-bas seul je peux vous assurer que même n'ayant pas de trouble de l'humeur je me pends.

2. L'attitude de l'infirmière dont je ne me rappelle plus le nom. [  • ]. Elle n'a même pas frappé à la porte avant d'apporter la médication à la patiente. Le ton de sa voix est déplacé, non rassurant, presque agressif, froid. Elle se tient à distance du patient comme si il avait la peste, aucun geste d'attention ! Au secoure !!

3. Pourquoi grand dieu elle se promène avec un chariot plein de médicament dans tous les couloirs de l'hôpital pour distribuer la médication ? Sans parler des risques que cela implique, ou est la MOBILISATION dans tout sa ?! Un patient qui reste au lit toute la journée n'ira jamais mieux... et oui...

4. Pourquoi cette hôpital n'a pas de salle d'entretient pour voir les patients en entretient médicaux, infirmier, famille etc. ?! Le patient assit (avec en prime le monsieur qui lui demande de reculer) avec 10 personnes qui reste debout devant lui. Notion de SOUTIENT, VALIDATION ? Recherche d'une alliance soignant soigné pour établir un plan thérapeutique en collaboration ? Vraiment un sal effet de « Je suis le médecin tout puissant en blouse balance accompagné de mes sbires infirmiers, on décide de votre condition ».
5. Pourquoi y a-t-il un sas entre la chambre de contention et l'hôpital ? Pour que le patient se sente encore plus en prison et isolé ? Comme si une porte fermé à clé n'était déjà pas assez contenant et difficile à supporter...
6. Et enfin pour arrêter le massacre, des gens qui sont resté plus de 10 jours en contention ?! Sérieusement ?! N'y a t'il pas ici quelque chose à remettre en question ?
Désolé pour l'orthographe ce n'est pas mon fort, libre à vous de me contre dire, et d'exprimer vos opinions.

Si quelqu'un souhaite me contacter faselval@hotmail.com

Et si on parlait aussi d'habilitation dans la société des personnes cabossées? Le 26 février 2010 à 12:04

Je pense à tous ces professionnels qui oeuvrent et soutiennent, accompagnent l'être dans toutes ses dimensions - en profondeur d'ombre et de lumière - par les médiations artistiques. Et si on parlait de L'enjeu d'exister dirait D. Sibony; du Corps de l'oeuvre dirait Anzieu. Il y a bien des aspects de la personne qui peuvent encore jouer. Il y a encore du jeu entre la société saine et le moi malade. Il y a de l'être à Soi; du quant à soi à déployer dont tous les membres de la société ont

Le monde médical après hospitalisation Le 11 février 2010 à 20:41

J'ai vécu une longue période en HP, des bras mutilés à n'en plus finir et plusieurs tentamen. Mais maintenant j'ai une vie parfaitement "normal" et heureuse, pourtant, recemment je me suis cassée la jambe. Je suis allée aux urgences, j'ai eu affaire à une stagiaire et on m'a traitée comme une folle, me répétant chaque questions plusieurs fois, me demandant de ne pas partir avant la fin de la consultation (ou est ce que j'aurais pu aller sans béquilles?) et surtout, la stagiaire m'a fait répeter à de nombreuses reprises les conditions de mon accident, me demandant si j'étais sûre de ne pas m'être fais mal à la cheville exprès (???) je ne comprenait pas toutes ces questions idiotes jusqu'à qu'on me donne l'anamnèse et que je vois écrit en gros:"attention patiente connue pour de nombreux tentamen" Mais attention à quoi, je me le demande encore... aux yeux d'un médecin il n'y a donc pas de rémissions? Est ce que toute ma vie je devrais payer le fait d'avoir été mal un moment? Est-ce que je n'ai pas le droit d'aller mieux? Pourquoi les médecins qui devraient comprendre mieux que les autres sont ceux qui me comprennent le moins? Et me donnent l'impression de n'être pas un humain mais une chose malade?

Merci Le 19 février 2010 à 1:37

Merci à ces résidents pour ce qu'ils ont partagés dans ce reportage

Souvenirs de psychiatrie d'un patient stabilisé Le 4 février 2010 à 21:20

cette émission remarquablement réalisée me touche beaucoup par la délicatesse avec laquelle ce domaine sensible a été présenté.

J'ai vécu avec une pathologie dont j'ignorais tout, avec le tabou du "psy" dans ma famille et le monde du travail du chantier où j'évoluais alors.
J'ai connu les automutilations, les alcoolisations avec médicaments jusqu'au coma et parfois quelques jours à l'hôpital pour avoir "avalé ma pharmacie"... au grand désespoir (et honte aussi) des proches qui s'éloignaient, effrayés par ces comportements dangereux et déroutants pour eux.

Lorsque il est évoqué dans le reportage que des patients s'en "sortent" en devenant relativement stables, je suis là pour en témoigner.

Après des années d'alcoolisme, de conduite dangereuse, de sabotages en tout genre, après un passage en déchoquage aux urgences et plusieurs jours paralysé de la tête aux pied, puis récupération sans séquelle, j'ai changé de vie.

J'ai arrêté de mentir, à moi surtout, j'ai reconnu avoir besoin d'aide et me suis fait aider.

J'ai cesser la cigarette, l'alcool un peu plus tard, quitté l'AI pour un premier job, puis encore deux autre métiers en 10 ans et maintenant j'ai une vie merveilleuse "souffrance comprise et assumée".

Je me suis marié, et j'ai deux enfants en bas âge, une femme fantastique qui a accepté les différences et limites de son mari.

Je suis toujours un malade psychiatrique, mais je me soigne, j'évite toute conduite inadaptée à mon fragile équilibre, et malgré des grosses déprimes de temps en temps la vie me sourit.

Je suis bipolaire type II. je suis stabilisé avec du lithium et de la venlafaxin.

Le sport est une aide précieuse pour les déprimés, par accélération du métabolisme et production d'endorphines, les hormones du plaisir. Mais alle dire à un déprimé enfermé au fond du lit qu'il lui suffit de bouger son corps pour aller mieux :-P c'est pas évident, puisque la dépression enlève toute capacité à vouloir... et comme le reportage le dit, il ne peut s'agit d'un simple coup de pied au derrière pour "réveiller" le déprimé, car ce qu'il fait c'est déjà son maximum.

Merci à la TSR d'avoir su aborder ce sujet avec tant de tact. Pourvu que cela soit positif pour les patients psy, le regard des autres est tellement lourd à porter pour certains.



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