Bonsoir,
Une chose m'a beaucoup frappée dans le reportage. Je n'y avais pas vraiment pensé avant, mais j'ai l'impression qu'une grande peur des parents face à Internet (et en particulier face à Facebook) vient du fait qu'ils ne peuvent pas exercer de contrôle sur la vie de leur enfant. Il est évident qu'il faut rester vigilant sur Internet, mais, soyons réalistes, les jeunes SONT capables de faire la distinction entre un inconnu inoffensif et un dangereux obsédé sexuel.
De plus, je pense qu'il y a une part de la vie des enfants que les parents n'ont pas à connaître. Je pense en particulier au cas de cette mère qui a eu vent de la sortie en groupe de son fils, où à peu près tout le monde était ivre. En tant qu'adolescente de 18 ans, je ne pense pas que mes parents aient à savoir ce que je fais de mes soirée et si je suis sobre ou pas. C'est une partie qui n'appartient pas aux parents, qui est propre à l'adolescent et qui doit être respectée. Eux-mêmes n'étaient pas tous des enfants de cœur qui ne faisaient que de faire le service à la messe. Ils ont eu 16, 17, 18, 19 ans comme nous et, comme nous, ils ont eu leurs soirées trop arrosées dont ils n'auraient pas voulu que leurs parents soient au courant.
Bien sûr, il est important de maintenir un contact parents-enfants, mais celui-ci ne doit pas se transformer en interrogatoire de la gestapo ! Il faut trouver un juste milieu qui mette tout le monde à l'aise... Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens, mais il faut au moins essayer avant de s'avouer complètement vaincu. Mais, si je peux donner un conseil, venir dans la chambre de l'enfant pendant qu'il est sur le net, pour tenter d'apercevoir sur quels sites il surfe et avec qui il parle, serait absolument contre-productif. L'ayant vécu, j'ai pris cela comme un manque de confiance et une sorte de tentative d'espionnage. Cela n'aide pas à instaurer un cadre propre à la conversation !
Voilà. Bonne soirée.