le combat pour la liberté, et pas seulement la liberté de la presse, c'est tous les jours, sans répit. depuis quelques mois, j'ai pris l'habitude, dans le bimestriel très local que j'édite à wissembourg (pumpernickel.fr), de ne plus nommer le président de la République que par son titre, manière de l'éloigner de moi et de manifester combien il a plus l'enveloppe d'un autoritaire que l'etoffe d'un homme d'état. je me heurte à ce que j'appelle l'alp2r 'avatar local de la presse régionale de révérence) qui cire les pompes de tous ceux qui lui amènent des annonceurs. dans ce monde d'argent, où le journal n'est plus qu'un support à des pages de publicité, les rédacteurs sont devenus vénaux, et monsieur le président de la République le sait. il suffit d'en inviter un ou deux ici ou là pour que reprenne le chœur dérisoire et obscène des caudataires médiocres, hagiographes de pacotille, thuriféraires pathétiques d'un régime qui en plus de se déconsidérer au fil des mois, n'en finit pas de faire à ceux qui ont l'infortune d'être titulaires d'un passeport français. il faut avoir le patriotisme chevillé au corps pour supporter la succession d'humiliations que ce personnage immature, complexé et jaloux nous inflige. pour les journalistes, c'est flagorner ou s'en aller.
votre reportage vient confirmer ce que j'ai entendu de journalistes de la télé régionale qui doivent au jour le jour batailler pour que leur soit laissée la liberté d'informer tout simplement, de susciter le débat, d'encourager la réflexion, face à un pouvoir qui exploite toutes les possibilités d'un système d'élection bricolé au gré des circonstances (essayez de comprendre comment nous élisons nos conseillers municipaux, vous serez surpris) pour étendre sa main de fer et briser toute tentative de réaction.
encore bravo pour cette demi-heure de professionnalisme.
antoine michon, 1 rue saint-jean f-67160 wissembourg