j'ai 38 ans. à 13 ans j'ai eu un coma éthylique sans passage à l'hôpital. Une semaine pour récupérer.
L'alcool facile à acheter en 1984-87 permettait aux jeunes de boire jusqu'à perdre tout sens du danger, de la décence. Des amies ont perdu leur pucelage sans savoir qui était leur partenaire, je me suis réveillé dans des lits de femmes sans même savoir leur nom. On a cassé des rétroviseurs, tourné des panneaux de signalisation, fait des sottises absurdes, voire dangereuses. On a faillit violer une de nos amies, tellement on avait perdu le nord et elle était écroulée, inerte.
Ma consommation a augmenté vers 18-19 ans, jusqu'à devenir un alcoolisme grave, avec antabuse, anxiolytiques, plusieurs tentamens (jamais à jeun). Les dettes s'accumulent, les amis s'en vont, contrat de travail rompu, chômage, déchéance, puis AI. Je m'en suis sorti par chance, et aujourd'hui j'ai accepté et renoncé à consommer tout alcool.
Tant de choses perdues, de risques inutiles (conduire avec 2.4/1000 (arrêté par la gendarmerie, heureusement).
Mes amis alcooliques de l'époque sont pas tous sobres, certains sont devenus des ivrognes, voire SDF, quelques-uns sont décédés (alcool, drogue, risques).
Il faut vraiment informer les parents, les jeunes, les enseignants, tous les professionnels en mesure d'obtenir une écoute, capter leur attention, pour prévenir cette épouvantable chute, dont certains ne se remettent pas, sous le regard impuissant de ceux qui les aiment.
Bonne chance à tous.