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Armes fatales

16 avril 2009 à 20:05

Orane Burri, réalisatrice du reportage, participe à la discussion.

Les messages privés ne seront pas transmis à l'invitée du forum.

A quoi cela sert-il ? -> Est-ce un argument ? Le 18 avril 2009 à 14:18

Considérons (à tort ou non) que l'arme à domicile ne sert à rien. Est-ce un argument pour mettre les armes à l'arsenal ? Vraiment ?

Tout le monde est d'accord que les armes en général engendrent des risques, et tout le monde (on a une claire unanimité je pense) est pour diminuer les risques. Des mesures ont été prises et vont être prises pour cela.

Placer les armes à l'arsenal est une manière de diminuer les risques (on ne peut pas prétendre éliminer les risques, car les soldats devront bien aller récupérer leur arme à un moment ou à un autre, et suivant comment les conserver un certain temps à la maison avant le service - pure question d'organisation, tout le monde ne pourra pas reprendre son arme en même temps le jour avant le service). Mais une manière qui demande une grosse organisation, qui risque de créer des problèmes, comme :
 • Des contraintes supplémentaires pour les soldats, qui devront s'arranger pour aller à l'arsenal chercher leur arme, ce qui n'est pas forcément évident. On ne pourra pas tous y aller en même temps, donc il faut penser un peu à la façon de faire... qui risquerait d'être assez lourde.
 • Il faut vérifier correctement l'ordre de marche, pour être certain que le soldat vient bien chercher son arme et a le droit de le faire pour son service. Vérifier également l'identité du soldat.
 • Il faut être certain d'arriver efficacement à récupérer les armes de tous les soldats (car finalement on se bat contre ceux qui causent des problèmes, et vu la taille de la tâche, on ne peut pas exclure qu'il n'y ait pas de problèmes administratifs/failles permettant à certains de se faire "oublier" d'une manière ou d'une autre).
 • A la fin de chaque service/tir obligatoire, l'arsenal doit s'assurer que tout le monde a bien ramené son arme et que personne ne l'a gardée pour commettre un acte regrettable. Combien de temps attend-on sur les retardataires pour envoyer des secours ?

Ce sont les questions qui me viennent concernant cette solution, on pourrait y réfléchir.

On souhaite, me semble-t-il, diminuer les risques, et non supprimer les armes en Suisse (ce qui est un autre débat, qui ne se limite pas (et de loin pas) à l'armée). Est-ce que l'idée des arsenaux est la meilleure ? Pourquoi ne pas envisager d'autres solutions pouvant s'avérer aussi efficaces ? Si l'objectif principal est vraiment de diminuer les risques, cela vaudrait la peine de penser de manière plus large aux solutions, plutôt que de se focaliser sur une idée aussi controversée.

EVOLUONS Le 18 avril 2009 à 12:16

BRAVO à Orane pour son film complet et pertinent. Ce genre d'action permet à notre société d'évoluer. La tradition de garder son arme à la maison est à mon avis complètement dépassée.
Quels sont les arguments en sa faveur ?

1.le pays fait confiance au soldat
pas tous les soldats sont enchanté d'avoir une arme à la maison: personnellement c'était un soucis en plus et j'avais peur de me la faire voler...quel bonheur lorsque j'ai pu la rendre (à cause de mes acouphènes...)
je n'ai jamais été fier d'avoir une machine à tuer chez moi, qui en plus ne va jamais servir.

2. c'est une tradition suisse.
nous devons évoluer! oui c'était utile à l'époque en cas de mobilisation, c'est n'est plus une réalité maintenant!

3. celui qui veut se tuer le fera de toute façon.
en moins de 3 minutes je peux me tirer une balle dans la tête ! autre option: sous un train, j'ai pas de chemin de fer à proximité / sauter par la fenêtre: j'habite au 1er / sous un pont : je dois marcher 30 minutes ou prendre la voiture... je veux dire par là que sur un coup de tête c'est facile avec le fusil sous la main. Sans le fusil, le temps de me déplacer me fera peut-être revenir à la raison... si on sauve ne serait ce qu'une vie , ça vaudrait déjà 1000x la peine !

4.les sociétés de tir vont disparaitre
les passionnés de tirs n'auront qu'à financer eux meme leur sport comme c'est le cas pour d'autres activités!

je ne vois pas d'autres arguments pour les armes à la maison ..???
Alors svp arrêtons ce massacre et EVOLUONS !!!
je suis de tout coeur avec les gens qui ont perdu un proche à cause de l'arme de service.

Petits décodages politiques Le 18 avril 2009 à 2:22

Le "documentaire" présenté, à été réalisé par Orane Burri, et la société RitaProductions.

Voilà comment il est présenté sur le site internet de celle-ci
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http://www.ritaproductions.com/armes-fatales.html

Armes fatales

Documentaire TV ( 50'), réalisé par Orane Burri. En coproduction avec les films grain de sable ( F ) Et la TSR

Armes fatales

Un film de Yann-Olivier Wicht, 2009, 29 min. Avec la participation de Claude-inga Barbey et Lauro Foletti.

Une plongée effrayante dans une réalité typiquement helvétique : celle des quelques 500'000 armes d'ordonnance gardées à domicile par les conscrits de l'armée suisse. Une tradition à l'origine, chaque année, de plus de 300 décès et de centaines d'accidents ou d'actes de violence dans tout le pays.
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Déjà, quelques question....est-ce que la présentation est bien digne d'un documentaire...ou d'un acte politique.
Ensuite, il à été démontré que les "plus de 300 décès" ne sont ni plus ni moins qu'un mensonge des "anti-armes"....les journalistes n'ont-il pas un code de déontologie et d'ethique, qui bannirait le mensonge et la manipulation.

Mme Burri, et messieurs/dames de la TSR, ou faut il porter plainte pour obtenir de votre part un rectificatif pour un mensonge éhonté ?

Mais ce n'est pas tout..il à été réalisé avec les films grain de sable ( F )

Qui sont donc ces "grains de sable"..

le plus simple est d'aller voir ce qu'ils disent d'eux même
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http://www.films-graindesable.com/

le cinéma est l'art le plus adéquat pour l'activisme politique / jean-michel carré
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Déjà, la page d'entrée en dit long..."le cinéma est l'art le plus adéquat pour l'activisme politique ", c'est leur slogan, et ça à le mérite d'être clair.

Mais qui est donc ce "jean-michel carré"

Une courte recherche sur la toile révèle que

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Jean-Michel Carré, né en 1948, est un réalisateur, directeur de la photographie, producteur et scénariste français.

il réalise un documentaire sur Cuba, qui est interdit d'antenne en octobre 1968. Il tourne de nombreux films documentaires et plusieurs longs métrages. Il est propriétaire et directeur général de la maison de production Les Films Grain de Sable.
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Donc, c'est le directeur général de "grains de sable", et il à réalisé un documentaire sur.....CUBA...

La toile nous révèle aussi sa filmographie

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Filmographie non exhaustive

2007 : J'ai (très) mal au travail[1]. : film dénonçant la diversité des souffrances au travail sorti en salles le 31 octobre 2007. Cette critique prend place dans une démonstration plus générale sur les méfaits du capitalisme et le consentement du citoyen-consommateur, qui accepte ces souffrances pour pouvoir consommer (et s'endetter)

2000 : Charbons ardents[2 : film traitant d'une mine autogérée du Pays de Galles
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Des sujets de société donc, dénonçant le capitalisme, et parlant d'une mine de charbon auto gérée.

Si l'on suit la piste des "charbons ardents", on en trouve une critique tout a fait amicale....sur le site internet de l'Humanité...organe officiel du Parti Communiste Français (PCF), à l'adresse suivante

http://www.humanite.fr/2000-02-09_Cultures_Jean-Michel-Carre-sort-la-democratie-des-profondeurs


Mais revenons a "Grain de Sable", voilà ce qu'on peut lire sur leur propre présentation... (http://www.films-graindesable.com/presentation.html)

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Les Films Grain de Sable, sur la base de principes maoïstes, se consacrent d'abord à une vaste critique de ce que Michel Foucault nommait « les milieux d'enfermement » : écoles, hôpitaux, usines et bien sûr prisons.
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Sur la base de principes maoïstes....diantre...comme a priori Mao n'était pas vraiment de droite (même si il était certainement un dictateur, et un pionnier de l'interdiction de la possession des armes par le peuple), je comment à distinguer une orientation politique possible de cette société de production.

Plus loin, toujours sur la présentation, il est dit

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A l'époque, nous appliquions les principes maoïstes du centralisme démocratique et le cheminement dialectique ‘pratique-théorie-pratique': aller sur le terrain, tourner, prendre l'avis d'intellectuels et de chercheurs sur notre travail, puis repartir vers le terrain.
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Cela parle toujours de maoïsme...et de "centralisme démocratique"...qui est en fait un centre.....centré sur la gauche...extrème

Plus loin, il est dit "Le cinéma nous paraissait être l'art le plus adéquat pour l'activisme politique."

Cela reprend leur slogan....c'est clair.

Et si l'on parcours le net....on découvre des informations intéressantes.

par exemple sur un site ou Jean-Michel Carré répond aux questions de Christiane Passevant, propos recueillis le 18 novembre 1997, au Grain de sable.(http://chroniques-rebelles.info/spip.php?article280)

En parlant du début de ses expériences....il dit (extrait)

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....Louis Daquin [8] l'a remplacé et, malgré son passé de vieux cinéaste au parti communiste — nous étions tous d'extrême gauche, de bords différents —, il était ouvert.
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Ah, donc, il était d'extrème gauche

Ce qui est confirmé plus loin

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IL faut noter le "nous étions tous d'extrême gauche, de bords différents"...
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Donc, il confirme....d'extrême gauche

Plus loin, toujours dans l'interview : "En 1968, j'étais dans la tendance Gauche prolétarienne.Je pensais que c'était le seul courant d'extrême-gauche où il existait des textes sur l'art et la culture. Notamment dans un petit livre de Mao où il y avait une réflexion qui s'adaptait au cinéma sur les luttes. Je n'ai pas trouvé cela dans les textes anarchistes, trotskistes et encore moins dans ceux du parti communiste."

Donc....toujours d'extrême gauche...

On peut aussi découvrir qu'il y a un co-fondateur de Grain de sable : Serge Poljinsky

En suivant cette piste, on tombe sur une analyse de ce collectif (devenu plus tard une société...eh oui...il faut bien gagner sa vie...)

http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemafrancais70.htm

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Le Grain de sable, collectif fondé en 1974, qui repose sur les épaules de trois principaux cinéastes : Jean-Michel Carré, Serge Poljinsky, et Yann Le Masson, qui deviennent des cinéastes militants "professionnels" au sens où ils gagnent leur vie avec le cinéma militant. Les thèmes qu'ils abordent sont plus sociaux : lutte des femmes (Liberté au féminin et Le juste droit de Poljinsky), nucléaire (Nucléaire danger immédiat du même Poljinsky), éducation (Le ghetto expérimental sur Vincennes, L'enfant prisonnier de Carré).
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Donc, pour récapituler....

Le "documentaire" présenté, à été réalisé par Orane Burri, la société RitaProductions et la société Grain de Sable.

Cette dernière proclame "le cinéma est l'art le plus adéquat pour l'activisme politique ", et activisme politique paraît peu compatible avec l'objectivité d'un documentaire.

Finalement, le directeur de cette société admet être un militant, qui à été d'extrême gauche.

Donc, voilà, si vous pensiez que ce documentaire était objectif, j'espère vous avoir permi de voir à quel point cette objectivité était...objective.

Et à vous d'en déduire si ce documentaire ne s'inscrit pas dans une campagne en vue des votations sur une certaine initiative, ni dans un plan d'ensemble d'une certaine frange de l'échiquier politique.


Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois... Le 16 avril 2009 à 21:55

Les propos de Pro Tell sont absurdes et terrifiants:

1- Faut-il rappeler que les couteaux et les voitures n'ont pas pour principale et seule fonction de tuer?

2- Le modèle d'armée de milice pratiqué en Suisse a servi de référence à l'Etat d'Israël pour développer la sienne - c'est une vérité historique. Le modèle israélien est juste plus respectueux de l'égalité homme-femme en termes de "responsabilité" et "confiance" envers leurs citoyen-ne-s.

3- La simple vue d'enfants dans des clubs de tir est révoltante. A ceux qui pratiquent le tir: y a-t'il des enfants dans vos clubs de tir? Le tolérez-vous? Etes-vous bien sûr que ce soit conforme aux droits de l'enfant - et aux valeurs suisses traditionnelles d'humanité et de respect des droits de l'homme? Si vous connaissez la violence physique du fait de tirer, il n'y a aucun doute que c'est une violence intolérable pour un corps d'enfant et d'adolescent/e.

Think twice avant de voter!... ou de tirer...

A quoi cela sert-il ? Le 16 avril 2009 à 21:11

Très bon reportage, intéressant et démontrant d'une manière très claire le danger et l'inutilité de posséder une arme à feu chez soi. Merci à la réalisatrice pour cette émission et ces témoignages en espérant que cela pourra faire avancer ou même changer les choses. Malheureusement, il n'y a de loin pas que des propriétaires sensés, si tel était le cas, il n'y aurait pas eu autant de drames liés aux armes à feu.
A quoi cela sert-il ?

Combien de cas ? Le 16 avril 2009 à 21:57

je n'ai malheureusement pas vu le début de l'émission. avez-vous des statistiques sur le nombre de suicides et meurtres commis avec des armes de service?
quelle est leur pourcentage par rapport aux suicides, meurtres commis par d'autres moyens ?

Et le tir sportif alors ? Le 17 avril 2009 à 21:37

J'ai 18 ans et je pratique le tir sportif depuis l'âge de 10 ans. Et une question me turlupine.
Que va devenir le tir sportif en Suisse ? Que va devenir cette tradition qui devrait être ancrée à jamais ?

Et le libre arbitre... Le 16 avril 2009 à 22:05

Genève la pionnière c'est dotée d'un superbe Bunker à plus de 300'000 chf pour que les citoyens puissent déposer leur armes de service.
Etant un des canton les plus anti-militariste... 16 personnes s'y sont rendue... la BAFFE pour nos politiques
Pas besoin de loi pour être responsable....

Fausse solution Le 17 avril 2009 à 16:29

Ce qui me dérange ce n'est pas le fait de ne pas avoir d'arme à la maison mais le fait que le citoyen-soldat doit être mobilisable à tout moment! Or si les fusils d'assauts sont retirés et stockés dans les arsenaux, quelques frappes aériennes ciblées réduiraient l'armée à néant! Je propose de garder le fusil et les munitions à la maison mais de laisser les culasses à l'arsenal ou dans des postes de police. Les culasses étant pouvant être plus facilement fabriquées et stockées, il suffirait alors d'envoyer la culasse avec l'ordre de marche!

Arme à la maison = citoyen passif? Le 17 avril 2009 à 18:16

Et si l'arme à la maison faisait de nous, citoyen soldat suisse des moutons ? L'Etat, pour preuve de la confiance accordé au peuple, nous donne un fusil d'assaut, donc, pour ne pas trahir cette confiance, nous, heureux défenseur de ses libertés on se laisse tondre sans broncher. Reprenez vos armes qui nous empêchent de nous exprimer en n'ayant plus rien à perdre. Et ma première manif pour: le droit aux armes pour tous.

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