Chers internautes,
Certains d'entre vous s'offusquent du fait que nous diffusions le sujet "Sex Toys Story" à 20 heures 30, et que des enfants puissent le regarder.
Il faut d'abord remarquer que certains d'entre vous, une minorité, nous reproche souvent voire systématiquement de programmer des sujets ayant trait à l'intimité et à la sexualité. C'est tout simplement oublier que ce sont aussi des sujets d'intérêt public, au même titre que d'autres sujets de société, comme le dumping salarial, qui sera d'ailleurs diffusé prochainement. Ces sujets là ne représentent d'ailleurs qu'une toute petite partie de la programmation annuelle de Temps présent.
Nous reprocher ensuite de les diffuser à cette heure là est un peu injuste. Dès lors que l'on accepte que ces sujets ont leur place dans les préoccupations des téléspectateurs, pourquoi les diffuser à une heure plus tardive, en fonction de notre jeune public? Devrait-on également s'astenir de diffuser des sujets sur l'homosexualité? Sur la prostitution? Sur la pédophilie? Et que dire également des sujets consacrés à la drogue, qui pourrait influencer nos jeunes téléspectateurs? Ou à la violence? Ou aux armes? La liste des sujets sur lesquels Temps Présent devrait s'autocensurer est, on le voit, infinie.
Quelques termes étaient sans doute un peu crûs, mais le sujet diffusé est resté dans les limites de la décence à laquelle nous pensons pouvoir exposer une personne adulte. Nous faisons également confiance aux parents pour choisir, avec leurs enfants, les sujets qui peuvent leur convenir et ceux qui ne sont pas de leur âge. A ce titre, nous avons multiplié les avertissements avant cette émission, qui était frappée également du fameux "point rouge".
Jean-Philippe Ceppi
Producteur Temps Présent