Ce n'est pas la première fois que vous abordez ce sujet à la TSR. C'est vrai que ça fait très branché, intelligent, ouvert d'esprit que de parler de jouets sexuels et de pouvoir se gausser qu'on a osé faire cela, qu'on est des précurseurs. C'est très petit mais bon...Cependant je voudrais dire trois choses à ce propos.
1) Je regrette que vous programmiez une émission sur ce type de sujet alors qu'il serait certainement plus utile et intéressant de faire un sujet sur le dumping salarial en Suisse qui s'est accentué ces dernières années. 1500 euros offerts à un Italien du Sud dans la restauration à Montana, 4000 frs pour des diplômés de hautes écoles françaises chez Nestlé, 5300 frs pour un rédacteur à la TSR TXT qu'on veut universitaire, maîtrise parfait de la langue française, réfléchissant vite (c'est moins que vos secrétaires, cameramen et peut-être même maquilleuses)
2) Ce sujet sur les jouets sexuels aurait parfaitement eu sa place dans l'émission dont la créatrice, productrice, journaliste revendique haut et fort son obsession pour le sexe, en l'occurrence Mme Chyba de « Scènes de ménage ». Je crois même qu'ils ont déjà diffusé un reportage là-dessus. Et même « A Bon Entendeur ». A la TSR on aime se dire qu'on est très dans l'air du temps et on fait preuve de beaucoup d'inventivité pour faire parler de l'entreprise.
3) Si vous faites un sujet sur les jouets sexuels ne soyez pas hypocrite et abordez tous les objets qui s'y rapportent. En l'occurrence, les boules de geisha, les menottes, les martinets, les plugs, le latex, etc... Soyez complets et exhaustifs sur le sujet, surtout pour une heure de reportage. Si vous voulez être branchés et ouverts alors allez jusqu'au bout des choses sans vous contenter de parler des godemichets.
Dernière chose, « sex toys » ça fait tellement plus abstrait, gentillet, ça permet de se dédouaner et se donner bonne conscience quand on parle de ce sujet cru. Alors comme c'est un sujet cru alors parlons le langage réel sans fioritures. C'est comme les prostituées qu'on appelle souvent « filles ». C'est vrai que moi aussi j'ai deux filles à la maison...