@ereynard"Une station peut devenir autre chose qu'une station: une ville multifonctionnelle, mieux apte à gérer le risque que chaque activité prise séparément comporte".
Pas si facile à réaliser. Comment transformer ces localités où 80% des revenus proviennent du tourisme (revenus directs et indirects, notamment par la construction) en villes multifonctionnelles, sans urbaniser des pans entiers de vallées, un peu à l'image de ce qui se fait dans la plaine du Rhône, où les espaces ruraux qui séparaient les villes historiques sont petit à petit en train de se combler à travers une urbanisation rampante.
Je ne suis pas d'accord. La masse ne fait pas tout en ce domaine. Dans le cas de Crans-Montana, des efforts sont faits, sans doute encore insuffisants, pour développer des activités sportives et culturelles attractives pour les gens d'ailleurs. Et cela peut se faire en organisant, de manière à la fois plus efficace et plus agréable, une agglomération qui, pour l'heure, apparaît à la fois trop répétitive et inutilement étalée. C'est justement en ce moment que la construction sauvage (comme à Aminona) se développe ? sans améliorer en rien la qualité urbaine.
"Cela dit, on peut aussi considérer que les stations du Valais sont des "quartiers" des villes de la vallée".
... Peut-être! mais lorsque ces quartiers sont situés à 30-40 km du centre-ville (comme c'est le cas de Zinal ou de Grimentz par rapport à Sierre; d'Arolla par rapport à Sion, etc.), sans transports publics performants, cette perception me semble un peu tirée par les cheveux.
D'accord avec vous. Les connexions sont essentiels et les trains ou funiculaires conçus comme des éléments d'un réseau de mobilité urbaine (et pas seulement comme des attractions touristiques) sont ici essentiels.