Et de rester des mois voir des années dans la souffrance, "obligeant" vos enfants à venir vous trouver, cadavérique et râlant sur un lit d'hôpital, vous trouvez que c'est de l'amour ? Moi je trouve ça de l'égoisme.
J'ai travaillé avec des personnes âgées en fin de vie et j'en ai assez vu pour soutenie le Dr. Sobel. Je ne voudrais jamais m'imposer une souffrance inutile et encore moins à mes enfants.
Forums
Exit, aux portes des EMS
8 octobre 2008 Ã 16:40
Intervention Le 14 octobre 2008 à 3:20
@Karine87
...en effet, il y a des situations où les soins palliatifs n'apportent rien. Par exemple pour les personnes qui ne peuvent plus manger toutes seules, se laver toutes seules, aller au toilettes toutes seules. Si un jour je devais me trouver dans cette situation, je ne permettrais à personne de me forcer à continuer à vivre! Mais là se pose un problème de taille. Si j'ai bien compris, Exit ne peut pas aider quelqu'un à boire la potion libératrice...(?). Je crois qu'il y a encore pas mal de matière à réflexion!
Mais dans un premier temps, je ne crains aucune dérive, puisque les règles d'Exit sont très strictes.
...en effet, il y a des situations où les soins palliatifs n'apportent rien. Par exemple pour les personnes qui ne peuvent plus manger toutes seules, se laver toutes seules, aller au toilettes toutes seules. Si un jour je devais me trouver dans cette situation, je ne permettrais à personne de me forcer à continuer à vivre! Mais là se pose un problème de taille. Si j'ai bien compris, Exit ne peut pas aider quelqu'un à boire la potion libératrice...(?). Je crois qu'il y a encore pas mal de matière à réflexion!
Mais dans un premier temps, je ne crains aucune dérive, puisque les règles d'Exit sont très strictes.
Intervention Le 14 octobre 2008 à 2:36
La liberté du choix de mourir doit être respectée. Exit n'ouvre pas la porte aux dérives et arrêtons de peindre le diable sur la muraille. Pour moi il ne s'agit pas d'un suicide, juste un soin palliatif accéléré.... Le véritable suicide des personnes âgées est bien plus courant, malheureusement, que les départs avec Exit........ mais on préfère ne pas trop en parler. Ma tante de 88 ans s'est jetée par la fenêtre.
Intervention Le 11 octobre 2008 à 9:38
Suite à cette émission et celle de Jean qui traitait sous une autre forme cette solution ou cette problématique, La personne est libre de choisir comment elle fait sa vie et comment elle veut la finir si elle le souhaite. Celui qui a du courage de mettre fin à ses jour d'une façon ou d'une autre le fait, d'autre choisissent Exit ou Digniats pour ne pas les nommer afin de finir quelque chose. Pour moi, ayant subit une intervention lourde il y a bientôt dix ans, je me pose toujours la question si celà vallait la peine. Oui je vis mais comment. Les médecin m'ayant présenté cette opération comme la solution miracle en ocultant tous les revers de cette belle médaille. Une fois leur acte fait, comment le patient vit après, ce n'est pas son problème ou presque. Pire encore pour une personne en fin d evie ou gravement malade vivant avec des souffrances don seule la mort pourra les délivrer. Quand au personnes s'étant exprimées, je ne leur souhaite pas d'en arriver à ne plus plus avoir envie de vivre et qu'elle en arrivent ou à suicider ou à demander de l'aide mais presque. Il est facile de tenir des théories sans en asumer les conscéquences. Le Dr Sogel ayant vraiment bien expliqué que c'était le choix de la personne et comme celà à très bien été relevé, l'EMS est un domicile fixe attribué au résident. Donc que les directions d'EMS, personel médical respecte le choix de la personne qui en en fin de compte est leur client. Les personnes étant contre accepteraient t'elle qu'on leur impose un choix de domicile, de vie, de voiture, de vacances? Je ne pense pas. Il faut que le corps médical et les soignant n'acceptant pas cette offre y réfléchissent.
Intervention Le 10 octobre 2008 à 9:21
je suis tout à fait d'accord que cela doit rester dans l'intime, pourquoi le fait d'entrer dans un EMS fait tant de bruit? justement parce qu'il y a toute une armée de personnes soignantes et autres qui justement se mêlent d'un choix intime d'une personne qui demande juste un "instrument" pour en finir et elle a peut être pas envie de poursuivre et de se laisser dorloter par une équipe tout aussi sectaire et qui en plus croit détenir la bonne méthode.
Intervention Le 10 octobre 2008 à 8:54
Bonjour, Je suis soignante dans un ems, et je suis franchement contre l'entrée d'exit en ems. J'ai vécu une assistance au suicide dans mon ems, et cela a été une expérience traumatisante pour toute l'équipe. Exit était devenu les maîtres des lieux, toute cette agitation, ces regards, ces non-dits, et cela n'avait rien d'une libération ,d'un départ serein , les autres résidents étaient eux aussi choqués. Absence d'amphatie, c'était un peu comme des envahisseurs ou mieux une secte .Je peux comprendre une personne dont l'état de santé ,l'emmène a réclamer sa mort , mais nous disposons de soins paillatifs, et l'accompagnement et différent si malgrés cela la personne désire toujours s'en aller, elle peut en parler au médecin référent, qui est à son écoute. Une résidente nous disait avoir été sollicité par sa fille pour s'inscrire a exit, alors qu'elle même, n'a avait pas envie.
Intervention Le 10 octobre 2008 à 6:39
@marie.P
C'est parfaitement exact, mais ce n'est pas le problème débattu ce soir. Il n'est pas question de restreindre la liberté individuelle, il est question de savoir si au nom de cette liberté, on peut contraindre les autres non pas à accepter, mais même à assister, à notre propre suicide. Le suicide, que certains peuvent considérer comme leur seule solution, et nous n'avons pas à les juger, ne devrait pas rester un acte par essence intime ?...et à propos de dogme, certains ne pourraient-ils pas trouver la position d'Exit dogmatique? la liberté ne s'exerce-t-elle que dans un sens?
C'est parfaitement exact, mais ce n'est pas le problème débattu ce soir. Il n'est pas question de restreindre la liberté individuelle, il est question de savoir si au nom de cette liberté, on peut contraindre les autres non pas à accepter, mais même à assister, à notre propre suicide. Le suicide, que certains peuvent considérer comme leur seule solution, et nous n'avons pas à les juger, ne devrait pas rester un acte par essence intime ?...et à propos de dogme, certains ne pourraient-ils pas trouver la position d'Exit dogmatique? la liberté ne s'exerce-t-elle que dans un sens?
Intervention Le 9 octobre 2008 à 22:55
Dans un Etat laïque comme le nôtre, je trouve difficilement concevable que d'autres décident pour nous de ce qu'il est bon ou non de faire. Au nom de quoi? D'un dogme auquel on ne souscrit pas forcément? Le choix de sa propre mort relève exclusivement de la liberté individuelle.
Intervention Le 9 octobre 2008 à 22:22
@anit
C'est une manière sensible de poser le problème: la mort d'un proche nous met en face de notre propre mort. Plus elle nous touche au niveau émotionnel , plus nous en serons ébranlés. C'est pourquoi l'idée d'assister à un suicide peut susciter la peur. Mais ceci ne suffit pas à expliquer toutes les réserves que l'on peut avoir au sujet d'Exit.
C'est une manière sensible de poser le problème: la mort d'un proche nous met en face de notre propre mort. Plus elle nous touche au niveau émotionnel , plus nous en serons ébranlés. C'est pourquoi l'idée d'assister à un suicide peut susciter la peur. Mais ceci ne suffit pas à expliquer toutes les réserves que l'on peut avoir au sujet d'Exit.
Identifiez-vous
Nos forums sont ouverts au débat durant une semaine après la diffusion de l'émission. Il sont ensuite archivés et disponibles en lecture seule.
Tous les forums
-
Ma soeur, mon amour
2 février 2012
397 messages dans 76 discussions
-
J'ai décidé d’avorter
26 janvier 2012
678 messages dans 109 discussions
-
Apprentis sur le fil du rasoir
19 janvier 2012
417 messages dans 76 discussions
-
À contresens sur l’autoroute
12 janvier 2012
75 messages dans 37 discussions
-
Les Avanchets, une cité aux petits soins
22 décembre 2011
140 messages dans 28 discussions