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Tabassés sans raison - Temps Présent du 21 août 2008

20 août 2008 à 15:30

Quel est le profil des auteurs de violence gratuite ? Est-il possible de l?endiguer ?<br/><br/>IChristian Anglada, coordinateur de "Violence et Famille" à Lausanne, participe à la discussion./I

Intervention Le 22 août 2008 à 13:06

@raslebol
Encore une chose: dans le reportage il est question d'un "bon petit suisse, s'exprimant en bon français" (au détail prêt). Je n?ai pas exactement compris l'idée derrière cette remarque


Cette remarque reflète simplement le penchant gauchiste marqué de la TSR et de nombreux médias, qui cautionnent ainsi naïvement, la position "par derrière" que tu évoques et que la Suisse semble tout particulièrement affectioner.

Attendons encore 20 ans avant de réagir, vu qu'il est de toute manière déjà trop tard pour agir...

Intervention Le 22 août 2008 à 12:30

Il faut durcir la loi!

Pour une agression comme ça, vide de tout sens, ça devrait être 2 ans fermes.

J'ai vu une autre personne parler de motivation fasciste, mais le fait est qu'ils n'ont pas de motivation. Les fascistes poursuivaient un but, complètement tordu, mais au moins c'était un but concret. La c'est du n'importe quoi!

La justice est engorgée? Normale, si chaque? un de ces petit cons passe 10 fois par ans devant le juge. Le calcul est simple, on augmente les peines de prisons, et surtout on les rend ferme, on ajoute la règle des trois comme aux USA (3 condamnations pour délit = perpétuité), et dans le pire des cas on verra ces petit  • 3 fois chez le juge pas plus. Problèmes réglés. En plus je préfère payer des impôts pour faire construire des prisons au lieu de sponsorises la "justice-a-500sfr".

Encore une chose: dans le reportage il est question d'un "bon petit suisse, s'exprimant en bon français" (au détail prêt). Je n?ai pas exactement compris l'idée derrière cette remarque, mais elle cache une réalité. Y'a t'il plus d'étranger ou de Suisse dans les prisons? A Champ-Dollon, en tout cas, ce sont les étrangers qui sont majoritaire, donc il est logique d'affirmer que les étrangers sont responsables de plus de délits et crimes que les Suisse. Donc on a plus de chance de se faire agresser par un Kosovar que par un Valaisan pur souche. Je viens à mon grand DONC, pourquoi on leur donne des permis de séjour, des passeports à croix blanche et pourquoi ils passent 50 fois dans les mailles du filet avant d'avoir le moindre problème?

La Suisse se fait prendre par derrière et ca depuis une quinzaine d'années. La seul chose que les politiciens on su faire, c'est baisser le pantalon et sourire car il ne faut pas l'oublier la Suisse est neutre donc passive.

Intervention Le 22 août 2008 à 8:58

[COLOR="Red"]Bonjour à tous,
Nous vous présentons nos excuses pour le souci technique survenu hier soir sur le forum. Ce n'est pas faute d'avoir essayé mais il n'a pas été possible de le réparer immédiatement.
Nous vous remercions pour votre participation à la discussion, en espérant que celle-ci se poursuive.
Merci donc à tous les participants, ainsi qu'à l'invité du forum, M. Anglada, pour leur compréhension.
Cordiales salutations
Tybalt Félix
Editeur web magazine TSR[/COLOR]

Intervention Le 22 août 2008 à 8:53

Une justice à 2 vitesse...
Heureusement que j'étais assis lorsque j'ai écouté les propos de ce juge valaisan ! (j'ai volontairement oublié son nom...)
J'espère vivement que ce magistrat ne reflète pas la justice dans son ensemble !
Ce sont bientôt aux victimes de s'excuser, tout en sortant le porte-monnaie !
Dommage qu'aucun policier de terrain ne se soit exprimé. Ces agressions gratuites sont-elles des cas isolés ou ce phénomène s'amplifie-t-il ?

Intervention Le 22 août 2008 à 7:48

Témoignage et réflexions.

Je me suis faite agressée sauvagement par une Africaine.
Avec mon portable j'ai appelé la police. Réponse: elle ne pouvait pas venir me secourir.
Quand j'ai pu me sauver, j'ai rappelé la police. Elle ne pouvait toujours pas venir mais m'a conseillé d'aller faire constater les coups à l'hôpital.
J'ai réussi à me rendre chez un médecin, qui m?a prodigué les premiers soins (nombreux hématomes et profonde morsure au sein).
N?étant plus en état de conduire mon véhicule, j?ai voulu y prendre mon sac à main et j?ai constaté que la police m?avait collé une amende parce que j?avais oublié de payer le parcomètre, à 18h50!

Un proche m?a conduite au Commissariat de police pour déposer plainte. C?est impossible, il faut écrire au Juge. (Je confirme donc la procédure présentée dans Temps présent).

Le lendemain, mon état s?étant aggravé, j?ai été hospitalisée. Des photos de mes blessures ont été prises, un arrêt de travail certifié et surtout, on m?a donné le conseil de m?adresser à la LAVI.

La LAVI est une institution active dans tous les cantons pour représenter la Loi sur l?Aide aux Victimes d?Infractions
Pour information, c'est le site: http://www.admin.ch/ch/f/rs/c312_5.html.
Elle m?a prise en charge pour rédiger ma plainte pénale selon les règles de l?art (et non dans un style émotionnel), m?a proposé les aides financières suivantes :
- CHF 500.- pour participation aux frais d?avocat
- CHF 500.- pour participation aux frais d?un psychologue
- proposition d?un paiement de CHF 500.- (avances de frais) par ma commune

La démarche judiciaire a duré 1 an :-
- déclarations à la police (victime et agresseur)
- le Juge m?a dispensée de l?avance de frais de CHF 500.- au vu de l?importance des blessures
- mon agresseur a tenté une contre-plainte allégant des propos racistes de ma part
- cette demande a été immédiatement balayée par le Juge
- 8 mois plus tard, mon agresseur a accepté l?arrangement proposé par mon avocat : une lettre d?excuse, la prise en charge de tous les frais juridiques et médicaux (CHF 2500.- + CHF x.- (justice))
- j?ai renoncé à une indemnité pour tort moral vu la situation financière de l?agresseur
- l?agresseur a décidé de continuer à me tracasser en ne payant pas son dû, me contraignant ainsi à faire une requête de poursuites contre elle (actuellement en cours, acceptée sans opposition)

Réflexions :
- je confirme et je suis choquée de constater la lâcheté de la police (pas intervenir lors de l?agression, mais coller une amende sur mon véhicule alors que je suis gravement blessée)
- je me demande quelle est l?échelle de gravité des blessures : un ?il au beurre noir (cf. Temps présent) est une blessure simple (il faut payer CHF 500.- pour être entendu), une morsure au sein est une blessure grave (j?ai été crédible et dispensée de ces frais)
- l?existence de la LAVI est largement méconnue (et ce n?est pas la police qui m?en a parlé)
- je suggère à la TSR de faire une émission sur la LAVI pour faire connaître cette aide aux victimes

Je réponds volontiers aux questions qui me seraient posées.
Je profite de remercier ici très chaleureusement la LAVI pour son soutien, ses compétences et son suivi.

Intervention Le 22 août 2008 à 7:18

Le problème à mon avis vient du sentiment d'impunité qui habite les agresseurs. Les pouvoirs publics se détournent du problème car il est plus générateur de coûts que rentable. Prenez l'exemple d'une loi régulièrement durcie depuis des années parce que source de bénéfices : la loi sur la circulation routière. Et bien en tant que conducteur, vous vous sentirez certainement plus traqué à 160 km/h sur une autoroute déserte, qu'un voyou s'en prenant à un simple passant et qui risque au pire d'être poursuivi pour lésions corporelles simples (pour autant que la victime ne soit pas découragée de porter plainte avant). Dans ce contexte d'impunité, comment voulez-vous que ce problème de violence soit endigué? Messieurs les élus, choisissez vos priorités!

Par ailleurs, est-il tabou d'affirmer qu'un problème d'intégration est le principal facteur de l'augmentation de cette violence gratuite? Pourquoi est-ce que la seule nationalité d'agresseur que vous mentionnez, de manière accentuée dans votre reportage, est celle d'un "bon suisse, bien francophone"? Pourquoi passer sous silence cette violence de groupe, propre à certains jeunes étrangers, notamment à la sortie de discothèques (cf. le cas du fils du garde-frontière et il n'est de loin pas le seul) ou autres lieux de rassemblements nocturnes? Incroyable cette naïveté et/ou ce refus de voir la vérité en face.

Intervention Le 21 août 2008 à 21:17

@ Angela-Anglada : oui c'est bien beau de tolérer, mais au final on se fait taper dessus, sans raison, sans pouvoir réagir, on a pas de débouché, et on doit encore tolérer ça ?

Intervention Le 21 août 2008 à 21:16

En tant qu'éducateur auprès d'adolescents et avec quasiment un quart de siècle d'expérience derrière moi, je vous livre quelques réflexions :
- La société est devenue extrêmement permissive ces dernières années. Au nom de la protection des enfants, de l'intégration, de la compréhnsion des difficultés, etc. on a laissé (et on laisse encore !) les jeunes faire de plus en plus n'importe quoi. Un seul exemple de ma lointaine (et oui...) jeunesse, car j'ai moi aussi "voyouté sur la lande" (pour reprendre l'expression d'un fabuleux auteur-compositeur-interprètre, Béranger) Et bien, nous avions la peur du gendarme, des profs et des parents quand nous dérapions... Cela ne nous a pas empêché de braver l'interdit, mais, je pense dans certaines limites. Le retour de bâton (paires de claque ou autre week-end privé de sortie) arrivait au galop et sans aucun état d'âme de la part des adultes. Comprenez, je ne suis pas pour le retour des punitions corporelles mais je pense qu'un bon coup de pied au c.. peut, dans certains cas, rétablir les limites. Au lieu de cela, on se complaît, aujourd'hui, dans des grandes masturbations intellectuelles où chaque intervenant veut se montrer plus intelligent et plus malin que l'autre. On explique, on comprend, on excuse,... bref on tergiverse souvent sur l'application d'une sanction et, quand elle arrive enfin, c'est souvent trop tard. Devons-mous, au nom de la tolérance, nous adapter à une société de plus en plus à la dérive ou ne serait-ce mieux pas de ressérer les boulons très vite en instaurant un cadre ferme pour certains actes.

Intervention Le 21 août 2008 à 21:15

Bonjour,

Ouais, ben on est pas sortit de l'auberge avec les infos.

Faut-il demander le bulletin de versement des 500.- avant où après l'envoi à nos frais du formulaire en 3 exemplaires pour déposer une plainte ?

Non sérieusement, il est temps que nos autorités prennent en compte le soucis des citoyens face à la montée en puissance de quelques petites frappes qui se croient au dessus des lois.

Intervention Le 21 août 2008 à 21:15

Bonsoir,

je pense effectivement que si le motif de l'agression peu paraître totalement gratuit et l'agresseur pas visiblement défavorisé, son comportement exprime un malaise dont il n'est pas nécessaiement conscient et qu'il n'a pas les moyens - ou l'envie? - d'exprimer autrement qu'en faisant sentir son malaise à d'autres. Ces jeunes font donc sentir de l'insécurité, de la soufrance, de l'arbitraire à des victimes gratuites qui leurs servent d'exutoire.

Ceci dit, quel que soit le malaise de ces jeunes, il est évident que l'exprimer ainsi est inacceptable. Une des pistes pour endiguer ces comportements est de faciliter pour ces jeunes la possibillité d'identifier leur malaise et de trouver des formes d'expression qui ne font pas souffrir des inocents, voire mettent des personnes en danger. Pour les amener à accepter une telle démarche, la contrainte et la sanction de la loi sont très souvent indispensable. Il s'agit donc d'un travail où police, justice, professionnel-le-s psychosociaux doivent collaborer, avec le soutien du civisme de tout citoyen-ne.

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