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Tabassés sans raison - Temps Présent du 21 août 2008

20 août 2008 à 15:30

Quel est le profil des auteurs de violence gratuite ? Est-il possible de l?endiguer ?<br/><br/>IChristian Anglada, coordinateur de "Violence et Famille" à Lausanne, participe à la discussion./I

Intervention Le 22 août 2008 à 21:34

J'avoue que j'ai suivi très distraitement votre émission sur la violence.??Malheureusement, nous devrions pas trop être étonné de celle-ci. Attention, je ne dit pas qu'elle est normale et justifiée, j?affirme plutôt que notre société cultive largement des valeurs qui y conduisent.

A l'aire de la communication, certain disent que les gens ne communiquent plus, on pourrai surtout dire que le contenu communiqué est d'une médiocrité affligeante, symbole d'une société décadente, plus tournée vers l'argent et les plaisirs rapides et faciles, obtenu avec un minimum d?effort.
Une société qui cultive le ?moi? d'abord, la compétitivité à tout les niveaux, l?apologie sous divers formes de l'agressivité et de la violence tant dans la culture musicale, cinématographique, ou littéraire par exemple. La propagation de valeurs erronées, comme le bellicisme, l'arrogance, à travers des comportements asociaux de bien des personnages publiques, élevé au rang de modèle grâce aux colportages réguliers des médias, et qui finissent par une banalisation et une justification de celle-ci dans bien des esprits.

Ce qu'il y a de dramatique, c'est que sous différentes formes, la violences c'est installée sournoisement, pas seulement dans la rue, mais dans les relations professionnelles, à l'intérieur des familles même. Que la société est larguée devant les maux qu'elle engendre.
Que les pédagogues, psychologues et autres spécialistes du comportement, n?ont de loin pas de solution à apporter, car c'est plus notre modèle de société qui est à changer, et pour y arriver le chemin sera bien long et les volontés difficiles à rassembler.

Intervention Le 22 août 2008 à 20:15

Je suis en un certain sens d'accord avec Babar. J'ai pratiqué le judo durant un certain nombre d'années et le contact physique m'a insufflé une solide dose de confiance en moi-même. Ainsi, au cours de mon travail dans la restauration, j'ai pu sans autre désamorcer pas mal de situations scabreuses. A mon avis, ce n'est pas le fait de "certaines phrases" magiques, mais bien plutôt une attitude calme. Avoir de l'autorité sans être autoritaire.
Les chiens sentent ls gens qui ont peur d'eux et sont beaucoup plus susceptibles de les mordre. Quiconque ne ressent pas cette peur du chien est beaucoup moins en danger. "Suer la peur", ce n'est pas juste une expression.

Intervention Le 22 août 2008 à 18:19

Bon, c'est sûr on va pas remettre une couche du gauchiste ou du droitiste, j'ai toujours pensé que les médias devaient être neutre, et l'état sans religion.

Je suis d'accord avec raslebol pour construire des prisons, et de rafermir les peines. Enfin bon quoi, c'est vrai à la fin, on relativise tout [SIZE="1"]( un peu comme Hanz Rudolf, mon pote :P )[/SIZE] et les criminels ne sont jamais punis. S'ils étaient un peu plus punis, qu'ils soient étranger OU PAS, ça ferait réfléchir à deux fois avant de commettre cet acte. Voyez dans Death Note, il n'y a plus de crimes car tout les criminels sont arrêtés.

Intervention Le 22 août 2008 à 17:54

@fr1ssoua
Je suis en partie d'accord avec vous M. le Modérateur. Le problème est que personne ne va chercher ces jeunes. Ils sont souvent livrés à eux-même. Par jalousie, ennui, ou à cause de problèmes personnels. Qqch d'anodin peut vite se transformer en pushing-ball. Sans un encadrement, la violence gratuite se banalisera


Bonsoir,

Les jeunes qui ne sont pas dénoncés ou indentifiés peuvent avoir un sentiment d'impunité.

Il est donc important de déposer plainte, malgré la difficulté que représente une telle démarche. Les centre de Consultation LAVI sont là notamment pour aider et soutenir tout citoyen victime d'une agression.

Sur le terrain, certaines villes ont développé des postes d'éducateurs de rue, qui peuvent orienter des agresseurs vers des structures spécialisées. Enfin, des services comme le Tuteur général, le Service de protection de la jeunesse ou le Tribunal des mineurs contraignent des agresseurs à suivre certains programmes.

Intervention Le 22 août 2008 à 15:05

Et pourtant il s'agit bien de cela, à savoir:
Suivant la réaction que l'on peut avoir et les mots que l'on peut employer à un moment critique, juste avant que le ou les protagonistes décident de commencer à cogner (ensuite il est trop tard) on peut parfois s'en sortir!
Donc, je me demande si il ne serait pas bon que certaines personnes se préparent à ce type de situation et apprennent qque phrases clefs qui pourraient aider...
De tout temps la violence a existé et elle était bien plus terrible il y a 1000 ans comme il y a un siècle. Ensuite, nous nous sommes tous habitués à vivre dans cet environnement idyllique de la suisse qui travaille (jeunes y compris). Aujourd?hui, on revient un petit peu vers les fondamentaux, à savoir une société plus violente, car l?homme n?a pas fondamentalement changé.
Ainsi, ET JE ME REPETE POUR BIEN ME FAIRE COMPRENDRE il me semble que qque mots clefs et peut être une certaine attitude pourraient parfois aider à éviter le pire (dixit mon cas),
Salutations à tous,

Babar0204

Intervention Le 22 août 2008 à 14:53

Donnez-moi un cours mon cher leader, quelles sont ces phrases ?

La réaction de chacun est certes importante, mais vous trouvez normal qu'il faille avoir la "bonne" réaction pour ne PAS se faire castagner ? Vous inversez un peu le problème, jusqu'à présent, il fallait avoir la mauvaise attitude pour se faire ramasser, maintenant, à défaut d'avoir la bonne on mériterait presque de se faire casser la tête ? bizarre comme idée...

Intervention Le 22 août 2008 à 14:37

Paradoxalement nous ne sommes en effet pas tous égaux devant ce type de situation, je prends par exemple mon cas et ce qui m'est donc arrivé il y a 2 ans aux Eaux-Vives à Genève:
J'aurais du me faire tabasser mais cela n'a pas eu lieu, pourquoi?
Pour info, je suis dans la vie un leader, avec beaucoup d'assurance... Ce jeune de 1.9 mètres, 30 ans ultra aggressif sortait d'un petit magasin alimentaire et moi j'attendais un ami sur le trottoir pour un we à ski. En me voyant il a commencé à m'insulter (les pires insultes) et en le voyant j'ai tout de suite compris à qui j'avais à faire et la force qui émanait de ce type. Il a lancé sa trotinette sur le bord, m'a empoigné car je lui ai demandé de répéter ce qui venait de me dire et tout en conservant une distance minimale qui m'empêchait de recevoir un coup de boule, je lui ai parlé calmement et la tension a baissé... Au bout de 10 secondes il ma lâché et m'a dit texto: tu es un mec cool, ce soir tu as de la chance et il est parti.
Le lendemain, je sors du parking de la gare avec mon scooter et je vois ce type en train d'insulter les gens sur la place devant la gare, se faire arrêter par deux flics qui sortent d'une voiture. Croyez moi sur parole, le premier flic s'est fait littéralement exploser et le second arrivait à peine à le maîtriser, alors que son collègue recevait des coups. En voyant cela, j'ai compris la chance que j'avais eu le soir d'avant...mais finalement était-ce vraiment de la chance ou tout simplement ma capacité à calmer le jeu...?
En effet, nous ne sommes pas tous égaux face à ce type de situation mais par contre, tout le monde devrait apprendre qque phrases clefs qui peuvent psychologiquement désarçonner ce type de protagonistes. Bien à vous, Babar

Intervention Le 22 août 2008 à 14:26

@le fox
Une justice à 2 vitesse...
Heureusement que j'étais assis lorsque j'ai écouté les propos de ce juge valaisan ! (j'ai volontairement oublié son nom...)

C'est un juge qui a été régulièrement critiqué dans la gestion de ses dossiers, notamment l'affaire Luca. Ce n'est sûrement pas le meilleur en exercice et j'espère qu'il n'est pas représentatif de la justice en général. Je trouve sa manière de traiter ce cas par dessus la jambe un peu légère. Peut-être que les coups physiques sont des lésions corporelles simples mais je doute que le traumatisme psychique lui, réponde à cette définition. Les séquelles semblent se prolonger, et de ce fait, la qualification de lésions corporelles graves pourraient être remplies. "Idéalement", ce jeune homme aurait dû subir subir un arrêt de travail à la suite de cette attaque, de cette manière, les lésions graves auraient certainement été admises. C'est du délire.

Nous payons des impôts afin de faire respecter l'ordre public, ce qui s'est passé devrait même être poursuivi d'office.

Intervention Le 22 août 2008 à 14:17

"- l?existence de la LAVI est largement méconnue (et ce n?est pas la police qui m?en a parlé)
- je suggère à la TSR de faire une émission sur la LAVI pour faire connaître cette aide aux victimes"

C'est en effet regrettable que la LAVI ne soit pas plus connue auprès du grand public, mais ce qui est encore plus regrettable, c'est qu'elle ne semble pas l'être de la police !

En effet, celle-ci a une OBLIGATION d'informer les victimes se présentant devant elles de l'existance de la LAVI et des prestations auxquelles elle donne doit.

Plus qu'un temps présent pour faire connaître la LAVI au public, c'est une formation pour les pandores qu'il faudrait mettre sur pied....

Ce n'est de loin pas la première fois que j'entends une victime dire que la police n'a pas mentionné la LAVI, il semble qu'il y ait une sérieuse lacune de ce côté-là.

Intervention Le 22 août 2008 à 14:07

Fanny: Vos observations et réflexions se recoupent exactement avec mes expériences dans ce domaine, en tant que tenancier d'établissements publics durant 35 ans. Mais il me paraît injuste de chercher la faute chez la POLICE. La police fait ce qu'elle peut. Mais le SYSTèME JUDICIAIRE SUISSE dans son ensemble est totalement pourri et dégénéré.
Des affaires - civiles ou pénales - qui pourraient être réglées en quelques jours mettent des mois et des années pour être traitées et ce "traitement" peut encore durer des mois. Après de tels délais, les témoignages n'ont plus aucune valeur, et les jugements n'ont plus rien à voir avec la réalité des faits.
On a mentionné dans la presse le cas de ce chauffard italien qui a eu son bleu retiré 6 (six) fois pour excès de vitesse, qui tue une gamine sur la route avec sa voiture, et qui continue de rouler en attendant son incarcération. Il y a eu aussi ce déséquilibré mental qui a été relaxé par le juge d'instruction et qui égorge un chauffeur de taxi.
J'ai moi-même été inculpé en ocobre 2003 pour médisance, l'affaire aurait pu être tirée au clair dans la semaine, mais entre cette inculpation et le procès, quatre années se sont écoulées. Incidemment, j'ai été acquitté...
J'ai une fois expulsé un Tchèque bagarreur de mon établissement et lui ai fait parvenir une interdiction d'auberge par lettre recommandée avec copie à la police cantonale. Le gus est revenu, a de nouveau fait du scandale. Je l'ai simplement ceinturé - donc en aucun cas tabassé - et ai fait venir la police. Devant la police, j'ai porté plainte pour violation de domicile en application de § 186 CPS.
Un mois plus tard, j'ai été convoqué devant le juge d'instruction. Le Tchèque était également présent. Il s'est plaint amèrement de ma brutalité et des souffrances que je lui avais infligées. Le jJ.I. l'a cru sur parole. Les deux flics qui étaient intervenus et avaient enregistré ma plainte n'avaient évidemment enregistré aucune violence de ma part.
Le J.I. m'a directement accusé de ruiner la réputation et la carrière d'une personne hautement honorable et m'a sommé de retirer ma plainte. Je l'ai donc retirée, à la condition que le gus verse cent francs à un orphelinat local et ne remette plus les pieds dans notre établissement. Le délai de payement était de 1 mois.
Après un mois, je suis allé contrôler si les cent balles étaient payées. Elles ne l'étaient pas. J'ai donc écrit au J.I pour l'informer que je maintenais la plainte. Le reçu postal m'est parvenu par retour du courrier. Il existe de fortes chances que le J.I en personne avait payé.
Au cours d'une conversation avec un journaliste local, j'ai mentionné cette affaire. Le journaliste m'a répondu que le Tchèque et le J.I. étaient copains-cochons et allaient se saoûler ensemble et traînaient dans les bistrots....
Il existe à mon sens deux possibilités pour une police confrontée à une telle pourrture: ou bien, elle administre sa propre justice et l'on se retrouve confrontés à ces escadrons de la mort courant en Amérique Latine. Ou bien elle s'en fout, elle démissionne et laisse les choses dégénérer. Exactement ce qui se passe actuellement.
Je sais de source bien informée que l'ambiance qui règne dans la plupart de corps de police est plus que morose et que beaucoup de jeunes flics se détournent du métier.

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