@JohnnyC'est un lieu commun que d'affirmer que jamais personne, nulle part, ne peut aider qui que ce soit ä faire quoi que ce soit:on peut tout au plus aider quelqu'un ä s'aider lui-même, on ne peut pas reprendre son fardeau.
Immédiatment aprüs la 2. Guerre mondiale, des millions d'Européens ont émigré en Amérique du Nord. Là-bas, ils ont appris des masses de choses concernant une gestion plus dynamique, des tas de procédés techniques dans des tas de domaines. beaucoup sont restés là-bas, beaucoup sont rentrés et ont fait profiter leur pays de leur expérience nouvelle. Ce qui se passe en somme entre l'Europe et le Maroc actuellement. Ce qui ne se passe pas entre les E.U.s et le reste du monde, car les Américains ne voient pas l'intérêt d'émgrer et de s'instruire et de ramener de telles expériences aux E.U.s. Et ainsi, on assiste au lent déclin des E.U.s.
Tous les êtres humains sont fait de la même substance et l'histoire se répète inlassablement. Seuls des détails changent, le fond de l'affaire demeure le même.
Et ainsi, je répète ma question: Les Kosovars, les Africains, sont ils prêts, décidés et capables d'apprendre et d'appliquer les méthodes et de reprendre à leur compte la mentalité qui ont fait le succès relatif de ce pays et de l'Europe ? Ou vont-ils rester encore longtemps coincés dasn leurs tribaslismes, leurs meurtres d'honneur, leur Kanon ?
Vous savez, les allégeances culturelles des sociétés traditionnelles que vous évoquez (tribalismes, codes...) sont le reflet du degré de modernité d'une société. Ces traits disparaissent ou s'amenuisent au fur et à mesure que des nouvelles règles (les lois, les tribunaux) remplacent les anciennes pratiques et systèmes (vendetta, usages, coutumes) et lorsque des nouvelles élites éduquées et instruites imposent leur autorité rationnelle et se substituent ainsi aux modes de légitimité traditionnelle des chefs de clans ou des guides spirituels.
En d'autres termes, le changement de mentalités va de pair avec la modernité politique (Etat, justice etc..) et socioculturelle (urbanisation, émancipation, centralité de l'individu). Il est à remarquer que ces pratiques traditionnelles sont plus fortes dans les sociétés où l?Etat est quasiment absent. Je ne dis pas que la société traditionnelle est mauvaise, mais que certains mécanismes traditionnels entrent en conflit avec les instruments de la modernité. Il faut donc développer un sens de l?Etat pour substituer les pratiques incompatibles avec notre époque. Les mentalités ne sont pas figées mais évoluent avec le contexte où elles interagissent.
Ce que je viens d?évoquer se confirme par la réalité des immigrés kosovars en Suisse. C?est impressionnant d?observer le nombre d?entreprises qui ont été créés ces dernières années par des kosovars ou des personnes d?origine kosovare en Suisse. On est loin de l?image stéréotypée des balkaniques en Suisse. Il est indéniable que ces personnes évoluent actuellement dans un sens positif. Elles créent des richesses et des emplois en Suisse! Ces expériences accumulées en Suisse vont certainement finir par se transmettre dans leur pays d?origine.