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300 milliards dans les valises - Temps Présent du jeudi 4 septembre 2008

3 septembre 2008 à 16:29

Beaucoup d'immigrés kosovars participent au développement de leur pays d'origine en y envoyant une partie de leur revenu. La Suisse doit-elle favoriser l'essor du Kosovo en accueillant davantage de ses ressortissants?

IBashkim Iseni, Docteur en sciences politiques chargé de cours à l'Université de Lausanne, spécialiste des relations Suisse-Kosovo, participe à la discussion./I

Message anonyme Le 2 juin 2009 à 23:49

l'immigration fait (toujours) partie du système.
L'évasion fiscale est une conséquence "relative"..

Aujourd'hui on peut constater que ce n'est pas un investissement viable à long terme. Les pays riches en ont pris conscience ainsi que les pays en voie de développement...

Intervention Le 8 septembre 2008 à 10:11

J'ai bien aimé cette émission, mais j'ai trouvé que les journalistes n'ont pas assez approfondi le sujet concernant "Western Union".

Les taxes Western Union varient. Les envois pour l'Afrique de l'ouest, la Turquie et les pays d'Amérique du Sud y compris la République Dominicaine ont des taxes bien meilleur marché. En revanche, les taux de change pour tous les pays sont très désavantageux et je pense surtout que c'est avec celà que Western Union fait son beurre ! Ce sont des frais cachés et peu de personnes s'en rendent compte.

J'aurais aimé aussi que les journalistes abordent le fait que des gens crédules envoient de l'argent (en particulier en Afrique) à des marabouts ou gourous. Cet argent (parfois des sommes très élevées) est perdu à jamais, sans les éventuels effets escomptés. Pleins d'autres arnaques transitent par ce système. Sur ce sujet-là, Western Union n'y peut rien sauf si l'employé pose des questions précises... Peut-être que ça fera le sujet d'une prochaine émission.

Intervention Le 6 septembre 2008 à 22:45

Je le pense aussi, en fin de compte. Tout compte fait, je pense sincérement que nos sociétés dites modernes sont nettement plus destructives et sanguinaires que les sociétés dites traditionnelles. Si l'on considère d'un côté le tribalisme et un islamisme moyenâgeux, et de l'autre côté l'effoyable misère, les destructions et la mort dont est responsable la première puissance militaire mondiale, et ses alliés européens, on se demande où on est le plus en sécurité.
Ce n'est sûrement pas que j'approuve les meutres d'honneur ou les lapidations ou la peine du fouet ou ce genre de plaisanteries. C'est simplement que le monde évolue et que nous devons tous être cnscients des développement de l'histoire et prendre en main notre propre destinée.
Je ne sais plus quel guignol a dit au cours de la 1. Guerre mondiale que "la guerre est une affaire trop importante pour être laissée aux généraux". C'est à chacun de nous maintenant de décider que l'avenir de toute l'humanité est trop importante pour être confiée à des imams, des politicos, des rabbins ou à des fanatiques de tout poil ou encore à des manadgères prêts à bousiller la planète pour améliorer leurs bonis. Les gens qui émigrent le font en partie pour échapper à la misère et en partie pour s'instruire. Les gens réellement instruits sont beaucoup plus difficiles à manipuler. Ces gens peuvent jouer un rôle déterminant dans la société future, si ils le veulent

Intervention Le 6 septembre 2008 à 0:47

@Johnny
C'est un lieu commun que d'affirmer que jamais personne, nulle part, ne peut aider qui que ce soit ä faire quoi que ce soit:on peut tout au plus aider quelqu'un ä s'aider lui-même, on ne peut pas reprendre son fardeau.
Immédiatment aprüs la 2. Guerre mondiale, des millions d'Européens ont émigré en Amérique du Nord. Là-bas, ils ont appris des masses de choses concernant une gestion plus dynamique, des tas de procédés techniques dans des tas de domaines. beaucoup sont restés là-bas, beaucoup sont rentrés et ont fait profiter leur pays de leur expérience nouvelle. Ce qui se passe en somme entre l'Europe et le Maroc actuellement. Ce qui ne se passe pas entre les E.U.s et le reste du monde, car les Américains ne voient pas l'intérêt d'émgrer et de s'instruire et de ramener de telles expériences aux E.U.s. Et ainsi, on assiste au lent déclin des E.U.s.
Tous les êtres humains sont fait de la même substance et l'histoire se répète inlassablement. Seuls des détails changent, le fond de l'affaire demeure le même.
Et ainsi, je répète ma question: Les Kosovars, les Africains, sont ils prêts, décidés et capables d'apprendre et d'appliquer les méthodes et de reprendre à leur compte la mentalité qui ont fait le succès relatif de ce pays et de l'Europe ? Ou vont-ils rester encore longtemps coincés dasn leurs tribaslismes, leurs meurtres d'honneur, leur Kanon ?


Vous savez, les allégeances culturelles des sociétés traditionnelles que vous évoquez (tribalismes, codes...) sont le reflet du degré de modernité d'une société. Ces traits disparaissent ou s'amenuisent au fur et à mesure que des nouvelles règles (les lois, les tribunaux) remplacent les anciennes pratiques et systèmes (vendetta, usages, coutumes) et lorsque des nouvelles élites éduquées et instruites imposent leur autorité rationnelle et se substituent ainsi aux modes de légitimité traditionnelle des chefs de clans ou des guides spirituels.
En d'autres termes, le changement de mentalités va de pair avec la modernité politique (Etat, justice etc..) et socioculturelle (urbanisation, émancipation, centralité de l'individu). Il est à remarquer que ces pratiques traditionnelles sont plus fortes dans les sociétés où l?Etat est quasiment absent. Je ne dis pas que la société traditionnelle est mauvaise, mais que certains mécanismes traditionnels entrent en conflit avec les instruments de la modernité. Il faut donc développer un sens de l?Etat pour substituer les pratiques incompatibles avec notre époque. Les mentalités ne sont pas figées mais évoluent avec le contexte où elles interagissent.
Ce que je viens d?évoquer se confirme par la réalité des immigrés kosovars en Suisse. C?est impressionnant d?observer le nombre d?entreprises qui ont été créés ces dernières années par des kosovars ou des personnes d?origine kosovare en Suisse. On est loin de l?image stéréotypée des balkaniques en Suisse. Il est indéniable que ces personnes évoluent actuellement dans un sens positif. Elles créent des richesses et des emplois en Suisse! Ces expériences accumulées en Suisse vont certainement finir par se transmettre dans leur pays d?origine.

Intervention Le 5 septembre 2008 à 22:30

C'est un lieu commun que d'affirmer que jamais personne, nulle part, ne peut aider qui que ce soit ä faire quoi que ce soit:on peut tout au plus aider quelqu'un ä s'aider lui-même, on ne peut pas reprendre son fardeau.
Immédiatment aprüs la 2. Guerre mondiale, des millions d'Européens ont émigré en Amérique du Nord. Là-bas, ils ont appris des masses de choses concernant une gestion plus dynamique, des tas de procédés techniques dans des tas de domaines. beaucoup sont restés là-bas, beaucoup sont rentrés et ont fait profiter leur pays de leur expérience nouvelle. Ce qui se passe en somme entre l'Europe et le Maroc actuellement. Ce qui ne se passe pas entre les E.U.s et le reste du monde, car les Américains ne voient pas l'intérêt d'émgrer et de s'instruire et de ramener de telles expériences aux E.U.s. Et ainsi, on assiste au lent déclin des E.U.s.
Tous les êtres humains sont fait de la même substance et l'histoire se répète inlassablement. Seuls des détails changent, le fond de l'affaire demeure le même.
Et ainsi, je répète ma question: Les Kosovars, les Africains, sont ils prêts, décidés et capables d'apprendre et d'appliquer les méthodes et de reprendre à leur compte la mentalité qui ont fait le succès relatif de ce pays et de l'Europe ? Ou vont-ils rester encore longtemps coincés dasn leurs tribaslismes, leurs meurtres d'honneur, leur Kanon ?

Intervention Le 5 septembre 2008 à 15:49

Précision : dans le cadre de ce Forum, je ne me suis pas prononcé ni en faveur ni contre des contingents de main d??uvre du Kosovo en Suisse. J'ai juste commenté les avantages et les limites de différentes modalités discutées.

Concernant votre remarque sur les éventuels nouveaux arrivés, je pense qu?il est envisageable de réfléchir à des modalités de permis saisonniers de quelques mois par année, limités à un certain nombre d?années précises; mais il faut aussi que l?accord pour de tels contingents réponde aux besoins de notre économie. Ceci est fondamental.

Votre observation est juste en ce qui concerne le dernier point. Je l?ai d?ailleurs dit plus haut aussi. Les petites économies ne doivent pas être envoyées pour la consommation de produits importés uniquement, mais surtout pour la création d?entreprises locales. Il m?est arrivé, lors d?un séjour dans un hôtel dans la capitale du Kosovo, de manger des pommes importées de Hongrie ou de l?eau minérale de l?Italie. C?est un comble sachant que le Kosovo a un potentiel agricole (bio) énorme. A mon avis, une partie des petites économies envoyées là-bas auraient beaucoup plus d?impact sous forme de fonds communs d?investissements de la diaspora du Kosovo. Il faut à tout prix stimuler la production locale avec l'argent de la diaspora, mais à condition qu?elle soit indépendante et menée par des vrais professionnels. je pense que le savoir-faire suisse dans le domaine peut vraiment aider.

Intervention Le 5 septembre 2008 à 15:05

Soit. Revenons au sujet qui est, rappelons le, le suivant:

« Beaucoup d'immigrés kosovars participent au développement de leur pays d'origine en y envoyant une partie de leur revenu. La Suisse doit-elle favoriser l'essor du Kosovo en accueillant davantage de ses ressortissants »?

Vous soutenez de toute évidence la thèse qu?il faudrait permettre l?arrivée des nouveaux quotas de kosovars en Suisse. Puis, vous dites que ceux qui sont déjà là depuis de nombreuses années voient la Suisse comme leur patrie, et qu?on ne peut pas les demander de la quitter tout simplement.

Qu?en serait-il avec ces nouveaux arrivés ? Combien de temps resteront-ils ? Il est également clair qu?à eux non plus nous ne pourront pas demander de quitter la Suisse après un long séjour, étant évident qu?un séjour de courte durée ne serait pas suffisant afin qu?ils participent « au développement de leur pays d'origine en y envoyant une partie de leur revenu ».

D?ailleurs, fallait-il démontrer, avant toute discussion et avant de l?affirmer, l?exactitude de la thèse susmentionnée que « Beaucoup d'immigrés kosovars participent au développement de leur pays d'origine en y envoyant une partie de leur revenu ».

Envoyer une partie de revenu au pays ne relève-il pas plutôt de l?entretien courant des membres de la famille qui n?a le choix que d?acheter des produit importés puisque l?industrie locale n?existe pratiquement pas. Ne faut-il développer d?abord cette dernière ? Il est évident que les envois des petites économies de la Suisse ne sont pas suffisants pour ceci.

Intervention Le 5 septembre 2008 à 14:21

Je constate qu'il est quasiment impossible de s'échapper du guêpier balkanique dès qu'on traite d'un sujet sur les Balkans. Je trouve qu'il est important de pouvoir aborder un sujet particulier sur la région sans entrer dans les travers et l'émotionnel. Je trouve que nous sommes devant un sujet qui se situe en dehors des querelles ethniques traditionnelles et je propose qu'on poursuive le débat et les discussions dans la direction du sujet de l'émission.

Intervention Le 5 septembre 2008 à 13:02

@Bashkim-Iseni
Vous prenez de trop grands raccourcis pour expliquer l'histoire du démembrement de l'ex-Yougoslavie et du Kosovo. Vous exagérez aussi sur le rôle des puissances occidentales ainsi que la situation actuelle qui prévaut au Kosovo. Par contre, si on compare la situation du Kosovo avec celle du Maroc, il y a effectivement des grosses différences dans la manière de gérer le potentiel que représente la diaspora pour le développement de ces pays. Mais n'oublions pas une chose, le Kosovo est sorti, d'il y à peine 9 ans, d'une guerre destructrice, tant sur le plan matériel que humain. Vous savez, il faut du temps pour se remettre d'une telle guerre. De plus, avant la guerre, s'était la région la plus pauvre de l'ex-Yougoslavie et de l'Europe. Donc le défi pour l'élite kosovare est énorme. On peut critiquer celle-ci, mais je crois qu'il ne faut pas perdre de vue le chantier que représente ce pays. Enfin, vous avez parfaitement raison de dire qu'il n'y a pas de raisons de se détester entre Albanais et Serbes au Kosovo. Mais au fond, c'est l'orientation qu'a pris le Kosovo avec une définition citoyenne (donc non ethnique) de la nation kosovare en devenir. Le choix des symboles non ethniques (drapeau, hymne) et les orientations citoyennes de la Constitution et des lois qui sont adoptés en témoignent. Je pense qu'il faut aussi du temps pour dépasser les querelles de nature "ethnique".


"Le choix des symboles non ethniques (drapeau, hymne) et les orientations citoyennes de la Constitution et des lois qui sont adoptés en témoignent".??!!
Si on avez demandé l'avis de la population de souche albanaise de Kosovo son avis, le choix du drapeau aurait été "l'aigle noir à deux tête" cher Monsier. Ce "choix" a été plutôt dicté par les tuteurs du Kosovo et on sait qui il sont.

Par ailleurs, démontrez nous par exemples que les droits des minorité de votre tous jeune pays, qui a fait un choix de tels symboles de démocratie respecte bien les droits des minorités au Kosovo?

Merci.

Intervention Le 5 septembre 2008 à 12:58

Des lorsque des immigré(e)s hommes ou femmes seul(e)s travaillent en Suisse, ils/elles envoient systématiquement de l'argent à leur famille, ce qui me semble être parfaitement naturel et légitime. Ces envois baissent d'une manière drastique lorsque la famille rejoint l'homme ou la femme qui était jusque là seul(e) en Suisse. A ma connaissance, la grande majorité des immigrés en Suisse (et ceux des Balkans en particulier) vivent en Suisse en famille. Donc de moins en moins d'argent est envoyé au pays. De plus, compte tenu des métiers qu'ils occupent en Suisse (secteur primaire notamment) et leur niveau de salaires bas, je ne pense pas qu'ils puissent mettre beaucoup d'argent de côté pour les expédier dans leur pays d'origine. Ce n'est plus du tout le cas comme dans les années 70-80, c'est-à-dire avant les regroupements familiaux survenus.

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