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UBS : le cauchemar américain - 5 juin 2008

4 juin 2008 à 10:08

Pour éviter des débâcles telles que celle de l'UBS, faut-il mieux contrôler le monde de la finance? Des garde-fous sont-ils nécessaires?<br/><br/>IBeat Bürgenmeier, professeur d'économie politique à l'Université de Genève, participe à la discussion. /I

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:35

A temps présent: Bonsoir, une émission pour ne pas apprendre grand chose de nouveaux. Par contre, beaucoup d'imprécisions. On se demande si vous avez tant de peine à trouver des sources de qualités et que vous êtes réduits à dire à peu près n'importe quoi, et vouloir sortir systèmatiquement les réflexions de leur contexte. Connaissez vous au moins la taille du bilan de cette banque ? Exemple le plus choquant: la réflexion sur les 12 milliards de bonus.... Il y a 83000 employés à UBS,...est ce que vous trouvez qu'il serait normal de supprimer les bonus des employés, assistantes, backoffice, gestionnaires et autres ? N'est ce pas eux aussi qui garantissent au final à l'actionnaire la valeur future de l'entreprise ? et non seulement les 200 personnes dont vous parlez (l'ex groupe de J. Costas)? et pourquoi un sujet UNIQUEMENT sur UBS...? il aurait pû comprendre bon nombre d'autres banques ?

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:34

@Odin
Mais pour revenir à la confiance, je pense que la 3ème banque en suisse a su garder un modèle bancaire qui fait mouche! Pourquoi? La politique des petits pas et du profit à long terme pour la pérennité de son enseigne et de ses clients



La 3ème banque en Suisse ?

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:33

@yehyeh
La banque UBS est celle qui me convient le mieux par ces prestations, c?est personnel.
Quand j?entends tous ce qui ce passe, les milliards perdus, les clients qui vont ailleurs et même les actionnaires, la class-action, la réputation qui baisse,?. j?ai peur pour mes petits grains.
Jusqu'à ou cela peut aller ? Je n?arrive pas à comprendre pourquoi ces banques ont pus aller jusqu?à ce point et jusqu?à quel point on va les laisser aller (et qui peut les freiner).


Il y a tout juste 10 ans UBS et SBS fusionnaient, en plein boom des marchés financiers. 90% du revenus de cette nouvelle banque provenait des affaires boursières. Résultat, les petits clients hypothécaires et les clients du retail banking ont été traités comme des m.... On leur a facturé des frais en veux tu en voilà afin de les faire partir puisqu'ils n'étaient pas rentables (à court terme). en 2001-2003, le crash boursier a obligé cette banque à reprendre une activité plus éthique et profitable grâce aux petits clients hypothécaires... Jusqu'à quand? il ne faut pas avoir la mémoire trop courte...!

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:30

@Odin
C'est exactement ça! aujourd'hui le sport national, ce n'est pas le foot, c'est de contourner les lois! les banquiers suisses font des merveilles du reste! en 2005 avec les bilatérales, nous avons introduit la loi sur la fiscalité de l'épargne (Europe). Et bien depuis, le sport des banquiers, c'est d'inventer des produits qui échappent à cette loi afin de continuer de faire affluer des capitaux étrangers. Et là, ils sont forts...!


Exact. Et le pire, c'est que je suis persuadé qu'ils ne font rien d'autre ... que ce qu'on leur demande. Leur tort ? Se faire pincer. Quand les grandes banques alignaient les milliards année après année grâce aux mêmes outils que ceux qui ont créé la crise des subprimes, les gens ont fait la queue pour être clients chez elles. Et quel orgueil pour le peuple suisse de pouvoir dire : "UBS, ou Crédit Suisse, c'est une banque suisse" en bombant le torse. Tous coupables, que nous sommes. Alors, on cherche les fusibles qui pourraient nous déculpabiliser.

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:29

Mais pour revenir à la confiance, je pense que la 3ème banque en suisse a su garder un modèle bancaire qui fait mouche! Pourquoi? La politique des petits pas et du profit à long terme pour la pérennité de son enseigne et de ses clients

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:28

La banque UBS est celle qui me convient le mieux par ces prestations, c?est personnel.
Quand j?entends tous ce qui ce passe, les milliards perdus, les clients qui vont ailleurs et même les actionnaires, la class-action, la réputation qui baisse,?. j?ai peur pour mes petits grains.
Jusqu'à ou cela peut aller ? Je n?arrive pas à comprendre pourquoi ces banques ont pus aller jusqu?à ce point et jusqu?à quel point on va les laisser aller (et qui peut les freiner).

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:27

Je suis sans doute le seul, mais j'ai trouvé ce reportage ... comment dire ... creux. Rien de nouveau par rapport à tout ce qui a déjà été clamé et re-clamé par les médias, si ce n'est un tout petit peu de manipulation supplémentaire. En effet, on pourrait presque croire que ce sont les banques d'investissement (et allez, n'ayons pas peur de la citer puisqu'elle était omniprésente, UBS toute seule) qui créé les misères du vendeur de fenêtre ou du teinturier. Que ne faut-il pas affirmer pour faire de l'audience.

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:21

@Beat-Bürgenmeier
La nature humaine a bon dos. La crise est faite par des humains qui évoluent dans un contexte social trop laxiste par rapport à la finance. Ce ne sont pas seulement les actionnaires qui subissent des pertes, mais également les employés, l'Etat et en fin de compte l'économie toute entière. Le contrôle social du monde de la finance doit donc être renforcé en obligeant les principaux acteurs de prendre leurs décisions moins à court et plus à long terme. Lorsque l'Etat est appelé à intervenir pour renforcer le contrôle social sur la finance, il va rarement des quatre chemins. Ou bien il envoie le gendarme ou le fisc. Le dernier représente certainement l'instrument de contrôle le pire... à l'exception de tous les autres.


La grande course-poursuite entre l'Etat "contrôleur" et les financiers me fait penser à celle que de la police face au brigands ... toujours avec une longueur de retard. On en revient à la nature humaine : s'il n'y a pas d'éthique, on inventera toujours quelque chose pour contourner la loi et éviter les contrôles, pour gagner plus. Le contrôle ne pourra plus alors que "corriger" les effets de ces inventions ... parfois trop tardivement.

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:19

@Beat-Bürgenmeier
La nature humaine a bon dos. La crise est faite par des humains qui évoluent dans un contexte social trop laxiste par rapport à la finance. Ce ne sont pas seulement les actionnaires qui subissent des pertes, mais également les employés, l'Etat et en fin de compte l'économie toute entière. Le contrôle social du monde de la finance doit donc être renforcé et obligeant les principaux acteurs de prendre leurs décisions moins à court et plus à long terme. Lorsque l'Etat est appelé à intervenir pour renforcer le contrôle social sur la finance, il va rarement des quatre chemins. Ou bien il envoie le gendarme ou le fisc. Le dernier représente certainement l'instrument de contrôle le pire... à l'exception de tous les autres.


Tout à fait d'accord !!! Le problème de la vision à long terme, c'est qu'elle est moins rentable ;)...

Qu'entendez-vous par "contrôle social"?

Intervention Le 5 juin 2008 à 22:18

? l'immobilier, c'est sûr, ça peut pas baisser! Si? Ah, bon. Alors on va essayer les matières premières énergétiques et alimentaires.
"Nous vivons une époque épique, mais nous n'avons plus rien d'épique".
L'éthique? Celle du 4x4 et du winner/looser?
FAO - Rome. - Les pays producteurs de pétrole (pas les compagnies pétrolières) ont consenti un geste substantiel en faveur des pays touchés par la "crise" (spéculation) alimentaire. Une éthique non judéo-chrétienne, ça aide, parfois?

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